PARTIE II. CHAPITRE LU
Il modéra le prix de toute espèce de chaussures, et principalement celui des souliers, qui lui parut excessif. Il taxa le salaire des domestiques qui marchaient la bride sur le cou dans le chemin de l'intérêt. Il établit de grandes peines contre ceux qui auraient chanté des chansons obscènes de jour ou de nuit ; défendit qu'aucun aveugle chantât en couplets des miracles, à moins qu'il ne produisit le témoignage de leur authenticité , car il lui semblait que la plupart de ceux que ces hommes chantaient étaient controuvés, au préjudice des véritables. Il institua un alguazil des pauvres, non pour les poursuivre, mais pour vérifier s'ils l'étaient réellement, car sous l'apparence d'une pauvreté feinte ou d'infirmités supposées, se trouvent des bras larrons et la santé ivre. Enfin, il fit des ordonnances si excellentes, qu'elles sont encore en vigueur dans l'endroit, et se nomment les constitutions du grand gouverneur Sancho Ponça.