GLOSE
Tout passe, et le bien que me til la Fortune, autrefois favorable, est passé; jamais elle ne me l'a rendu, ni avec profusion ni avec parcimonie. Il s a longtemps, Fortune, que tu me TOÏ8 :i lis pieds, 1 ' : il 1 1 /■ 1 1 « ' — Il 1 1 >i le bonlicili ', lllull CXi-
Btence serait heureuse, si ce qui fut se changeait en Un.
Je ne demande pas d'autre plaisir, d'autre gloire, d'autre palme, d'autre tro-
pln e. d'autre triomphe, d'autre \ ictoire, que de revenir au contentement dont le souvenir m'accable. Situ m'y ramènes, 6 Fortune, toute l'ardeur de mon désir sera ealmee, surtout si ce contentement est maintenant sans plus attendre ce ijiii sera.
Je demande des choses impossibles, car ramener a Un ce qui a déjà été, il n'y a sur la terre aucun pouvoir qui se soit étendu jusque-là. Le temps court, il vole, passe rapidement pour ne plus revenir. Ce serait folie que de demander, ou que le temps fût déjà passé, ouçue le temps vint maintenant.
Vivre dans une incertitude continuelle entre l'espérance et la crainte, est aussi douloureux que de mourir. Il vaudrait mieux mourir réellement pour échapper à la douleur. Ce serait un avantage pour moi que de fhrir; mais non : car, par une réflexion plus mûre, l'existence me donne la crainte de ce qui sera l'ius tard t.
A peine celte glose était achevée, que Don Quichotte se leva, et, saisissant la main droite de Lorenzo: Vive Dieu! s'écriat-il d'une voix haute qui ressemblait à un cri, généreux jeune homme, vous êtes le meilleur, le plus noble poëte du monde,
1 A cette glose, Florian a substitué la suivante qui n'est pas sans grâce.
Grandeurs, trésors que l'on envie.
Pour moi vous n'avez point d'attraiti ■■ Hélas! i)ue faut-il à ma ou ' La vertu, l'amour et la vaiw.