‹ Histoire de douze ans (1857-1869): notes et souvenirsChapitre 16 sur 21 · LA LETTWE DU 10 JANVIER · texte numérisé non relu

LA LETTWE DU 10 JANVIER

abinet; de sorte qu'ils ne savaient pas quelle'était la aleur de cette missive, M. Auguste Chevalier, mon cllègue, me dit dans un coin que tous ces eemmenaires arrêtaient les affaires et troublaient les miaisres. Il essaya de tirer de moi quelque éclaircissement ; aais je ne pus le satisfaire. J'avais, comme tout le aonde, ^entendu parler de la lettre ; je n'en a^ais pas ^ris connaissance, et les personnes qui l'avaient lue en .Talent reçu les impressions les plus contradictoires.

Je crois que tout le bruit à propos de cette lettre provenait de ce que les personnes qui en colportaient Les fragments se taisaient sur la date où elle avait été «crite; la lettre portait la date du 12 janvier, et on ui attribuait une origine plus récente. C'était là une nanœuvre répréhensible, car elle créait des divisions ^t des rivalités dans le moment où la conciliation et ^apaisement étaient le plus nécessaires.

Est-ce a dire que les bruits de modifications minis- ^rielles fussent absolument faux ? Il avait été, en effet, m moment question de remplacer M. de La Valette [ue le rétablissement de la tribune effrayait fort- « Je » suis malade, et de plus bien vieux», m'avait-ril dit • lans une visite que je lui avais rendue. On avait parlé l'appeler M. Henri Chevreau î^u ministère de l'Intérieur; mais le projet n'avait pas tenu. M. de La i^alette s'était résigné à rester, en attendant que l'oc jasion se présentât pour lui de se retirer ou de prendre m autre portefeuille.

Une tentative qui paraissait toute naturelle, c'était le constituer le Tiers-Parti à l'Stat de groupe séparé ît marchant en dehors de la majorité(. Ell^ivitla\\.%\ »4i^ êUeéckoasi. M. Buffet, aveac^uV y.«^%Vt^QMaCvy^

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de m'entretenir quelques jours avant rouverture de session, me déclara qu*il n*y avait jamais eu un giHi.,^ de députés à qui ce nom put s'appliquer, a II y a » me dit-il. Tannée dernière, quelques députés de » majorité qui se sont entendus pour proposer M amendement libéral à TAdresse ; ils sont convem » d'une rédaction, et ils Tout soumise à la signai » puis au vote de leurs collègues. Il n'y a eu rien » plus. Quant à M. Emile Ollivier, je ne Tai pas '> depuis six mois, et il n'a jamais été question » combinaison ministérielle dans laquelle nousd '» sions entrer ensemble. »

MM. Chevandier de Valdrôme et de Talhouëttenaii le même langage. Il aurait été impolitique, suivante « de constituer un Tiers-Parti en dehors de lamajori » le seul point sur lequel on n'avait pu s'entend " l'année précédente^ c'était sur l'opportunité des ré » formes; mais aujourd'hui les divergences devaient » cesser, et la majorité se réunir dans les mêmes sert » timents. »

M. Walewski était opposé à tous ces efforts pool constituer un Tiers-Parti. Il se désolait de voir que M, Emile OUivier se tenait à l'écart. « Il devrait bien, » me disait-il, venir prendre langue quelquefois à la » salle des conférences. Il importe qu'il entre en re- » lations avec la majorité. Son abstention peut être » mal interprétée. D'ailleurs, ne faut-il pas que tôt ot » tard il se trouve en face de ses collègues ? Au lieu di » diminuer les points de contact, il devrait s'attachei » à les multiplier. Il serait désirable qu'il assistât è " la séance impériale. »

Malgré les résistances qu'ils rencontraient, quelque:

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