LIVRE QUlTRIÈME. jm'J
V on ne fail pa» une expUcation «cacte ée toutes » les parties de rEvangiley il faut au moins en ^ choisir tes paroles (pu contiennent les vérités yy les plufi^ itnportante» et les plus, proportionnées 3> au besoin du peuple; mais îl arrrws souvent 3^ qu*»n prédieatecir tire Hbu teite tous les ser-' » mens qu'il kii pkt^ ; il détourne insensiblement » la manière pour ajuster son texte avee le ser- » mon '^u il a besoin de débiter »«
Il aviroît^ voulu <i) ce que le prédicateur^ quel » quil fût y ftt ses sermons de manière qu'ils ne » fussent point fort «pénibles , et qu'ainsi il pût » prêcher souvent; (}u'en conséquence les ser* » mons devroient être courts, afin que le prédi* 9 cateur pût, sons s'incommoder et sans lasser le \ » peuplé y prêcher tous les dimanches après FE-
» van^e. Il rappelle l'exemple de ces anciens » évéqoes, qui étoient fort âgés^et chargés de tant 39 de travaux^, et qui ne fiaisoient pas autant de » cérémonie que nos prédicateurs pour parler au » peuple au milieu dé la messe,, qu'ils disoient » eux-mjêmes: solennellement tous les dimanches. Ht tt. pârc^ regretter quton ait changé l'ancien » usage de l'Eglise qui plaçfoit le sermon' à l'office » du matin, immédiatement après l'Evangile; au » liçu, ajoute-1>-iL assez; naïvement,, çue le som*
(') Dialogues sur réloipieiice de la chaire.
to8 HISTOIKC OB FÊSiLOir,
» meïl surprend Quelquefois aux sermons de îtt- » près-midi (■} a.
Lorsque F^d^od semble ainsi regrettA* quelques anâens usages, auxquels on eu a fait succéder d'autres qui lai paroissoient moins utiles, il est bien éloigné de donner son opinion comme une uitorité ; il par oit même craindre qu'on ne veuille traduire de sîmjdes l'éflexions .comme une cen-
(<) Fénéloii rapporte tjttU s'eacloniiit nu e fou ■ Tim de ces mtmoaa de l'^irët-oiidi , et qu'il (dt fëvùllé brntqaemeiit par la TéhéineBce avec laquelle le prédicateur éleva UHK-à-coup la voix. Il cTDt d'abord qne c'élott pour faire entendre avec ploi d'atlention le morceaQ le plot éloquent de son diacoûrj, point du tODt, c'étoit ponr avertir limplement te» auditenn qne le dimancbe «oivant il précbeioit nir h pëoitenca. ■ Cet avertiuea in«nt fait avec tant de /racu , nt'aoroit fait rire , dit FénéloD ,
> si le respect du Jien et da Faction ne m'efkt retenn >.
( Diahgaes tur l'/lotjuence de la chaire, ) Fénéton étoît apparemment nn peu sujet à s'endormir anz aenncnt de raprés-midi. H racontoit aa marécbal de Hanbonrg ( Jean7Rector Dufar), qui se trouiQit k Cambrai pendant la goerre de b succession, qa il fat nna fois apostropbé en. chaire , danslacbapelledeTarsailIes, en présence du Roi et de toute la Conr,parlepé(eSérapbin, capucin, prédicateur célèbre à cette époque, par la simplicité et l'onction évangéliqne ^a'il tnettoit daas se* fermons. L'abbé ée Fénélon dsrmoit : le père Sérapliin s'interrom^iit , et dit à baute voix : « Béveillez cet abbé
> qni dort , et qui D'est peut-être an sermon qae pour faire sa » cooran Roi ». Louis XIV, toute la Cour, et Fénéloii lui-même De parent qa« lire de Fapostropbe nn peu Jntisqae da boi^ reli-