‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 2)Chapitre 15 sur 72 · LIVRE QUÀTRlàMB. I · texte numérisé non relu

LIVRE QUÀTRlàMB. I

sure, u Ce n*est pas à nous^ dit-il, à régler la » discipline ; chaque temps a ses coutumes selon >i les conjonctures : respectons toutes les tolé- » rances de FEglise; et, sans aucun esprit de » critique y formons , selon notre idée^ un vrai » prédicateur »«

N'oublions pas nous - mêmes que lorsque Fé« nélon exposoit ainsi ses idées* sur l'éloquence de la chaire , il ne faisoit que se rendre comjSte à lui-même de ses propres sentimens sur Tobjet que s*étoit proposé l'Eglise par le ministère de la pa-» rôle évangélique, et sur la méthode la plus propre à recueillir tous les fruits qu'elle avoit droit d'en attendre. Il n'avoit point écrit ces Dialogues pour le public y et y quoiqu'il les eût composés dans sa jeunesse y on ne les a imprimés qu'après sa mort. Qn ne peut donc lui supposer l'intention d'avoir voulu critiquer les abus qu'il croyoit apercevoir dans la méthode de quelques prédicateurs, ni la frivole prétention de produire un système nouveau et singulier; il ne faisoit qu'exprimer ce qu'il pensoit et ce qu'il sentoit; il étojt si convaincu qu'un prédicateur devoit '^ borner à méditer profondément son sujet, sans s'astreindre à la composition d'un discours écrit et récité de mémoire, qu'il s'est conformé toute sa vie aux: maximes qu'il s'étoit faites sur l'éloquence de la

'ïo histoihb de Ttmthojx,

cbaire, et qull a étaUieâ dans ses Diaïoguesi

Maniucrits ^^^^ avons les manuscrits ongînaux tf an très*

originaux grand nOmbre de ses sermons, ou platét des plans

deFénék»^ de ses sermons ; car il ne faisoit que 'jeter sur le

papier les traits principaux ; ces traits sont même

indiqués avec une telle rapidité , que la plupart

des mots ^j troui^eot écrits par abréviation ; ce

ii*étoient point des appuis qu'il plaçoit pour assu*

rer la marche de «on discouiis, c*étoient plutôt

des barrières qu'il o^pposoit à son létonnante &ci*

lité : il parpissoit craindre de s abandonner à la

fécondité de son imagination , qui lui ofiroit une

trop grande abondance d'idées (0.

Le peu dé sermons qu'on a imprimés de Fé* nélon ne sont que .des discours assez rapidement écrits y qu'il avoit composés dans sa jeunesse pour quelques circonstances particulières, et non pas de véritables sermons.

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