LIVRE. QTFÀTRIEXB. dfi
On fiera moins étonné du sentiment d*intérât. ^^^^-
Egards
et de bienveillance que Féoélon. inqpiroit aux de Fé&élon étranger^ de tous les pays et de tojus les états , ^^^^ ^^ ^®* que sa réputation attiroit à Cambrai ^lorsqu^on connoitra les maximes et les, procédés qu'il s*é<%' toit prescrits à leur égard. Sans doute la nature lai avoit donné cette heureuse disposition de caractère, qui. le portoit. toujours à les accueillir de la manière la plus propre à lui gagner leur cœur) et à se concilier leur confiance; elle lui avoit dpnné ces grâces et ces agrém^us extérieurs qui. préviennent au premier abord ;. cette simplicité de mœurs et de langage qui«font disparoitre la gène ei la réserve d*un premier enijretien ; ce, désir, de. plaire et cette absence de toute prétention , qui servoient à. élever jusqu'à lui ceux mêmes qui étoient le plus frappés de sa supério-. rite ; . sans doute sa bonté a joutoit un charme enchanteur à> cette séduction universelle dont, personne ne pouvoit se. défendre , et: dont perrsonne ne posséda comme lui le secret ou rbeureux . privilège. Mais ces qualités brillantes et naturelles, tenoient aussi à des principes qui, dirir geoient invariablement sa conduite. Fén.éloii, aimoit passionnément sa patrie ; mais il ne pouvoit souffrir qu'on l'exaltât en dégradant le mérite des autres peuples. J'aime mieux ma famille que moi '- même, disoit-il; faime mieux ma patrie
2t6d H1STOI1LE DB FÈIHÈLOV^ UY. QUATRIÈME.
àue maftamlle^ mais f aime encore mieux le genre Iwmmin (pœ mm patrie.
U ne faisoit jamais sentir aux étrangers ce qui poiitoît leur manquer par rapport à cette re-» bherdie de politesse^ cette élégance de manières^ ce bon goût y cette urbanité qui distingooient anti^fois en France les premiers rangs de la société^ et dont les étrangers venoient étudier les leçons et les modèles» Fénélon disoit à ce sujet y en leur faveur : La politesse est de toutes les nations; les manières de l'exprimer sont d^érentes, mais indifférentes de leur nature. Il s'attadioit toujours à entretenir les étrangers des mœurs ^ des lois , du gouternement ^ des grands hommes de leur pays. Par cet innocent artifice , il paroissoit leur laisser le. mérite de lui apprendre ce qu'il savoit aussi bien ^et souyent miett:c quVuz-mémeSt
C'est ce qui expliqué comment Fénélon n'eut que des amis et des admirateurs dans ks pays étraïQgers 5 il n'eut des envieux et des advewaire« que dans sa patrie. La controvei-se du quiétisme lui avoit déjà attiré des rivaux puissans et accrédités; celle du jansénisme lui suscita des adver* sàires passionnés et implacableSé
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