LIVRE CIirQUlàXE
» pain dans reucharistie^ On n'ose douter en gé* » néral que FEglise ne soit, suivant les promes- » ses y toujours assistée par le Saint- E^rit ; mais » en détail^ on cherche des distinctions subtiles » pour éluder cette autorité qu'on auroit hor- » reur de combattre directement. C'est notre }} propre sens qui est Tidole de notre cœur ^ c'est Il la, liberté de pensée dont notre cœur est le plus » jaloux. Notre jugement est le fond le plus in- » time de nous-mêmes ; c'est ce qui. nous coûte » le plus à nous laisser arracher. Au reste y nous » ne présumons point de nos propriEis forces ; trop » heureux de nous. taire le resté de nos jours ^ si » nous n'étions pas dans la nécessité de veiller » et d'instruire un grand troupeau dans le pays » même où ces contestations ont le plus éclaté ». Lorsque Fénélon ci^t devoir donner des instructions aussi détaillées sur lès questions qui partagoient alors les esprits y il y fut d[cité par le motif le plus pur et le plus louable dans un évéque, qelui.de convamcre respritét degagner le cœur. Cette forme pastorale lui parbissoît plus appropriée au véritable caractère de. son ministère que tous les actes d'autorité ; c*est ce qu'il dit lui-même , avec sa candeur ordinaire , dans une lettre particulièi^ à l'abbé de Beaumont. son neveu.
320 HISTOIRE 2)E FÉNÉDON,
ce Gmq cents mandemens (<} qai demanderont n la croyance intérieure , sans rien développer, » sans riea prouver, sans[ fien réfuter, ne feront » que montrer iln torrent d*évéqués courtisans. » L'autorité' des brefs, des arrêts, des lettres de 1$ cacliet ne suppléeront jamais à une bonne ins** » traction ; la négliger , ce n'est pas établir Fauji torité, c'est l'avilir et la rendre odieuseiç e*est ». donner du luistre à ceux qu'on a l'air de périt sécuteru.
Il parott que ce forent toutes ces tentatives, S|u moins indiscrètes du parti /janséniste, pour remuer des questions heureusement oubliées, qui irritèrent le plus Louis XIV, et réveillèrent dans son esprit toutes %q% anciennes préventions. On lui avoit persuadé dès sa jeunesse que le cardinal de:fi.et:&(»)aYoit trouvé à Port«-Roy al des partisans et des écrivains pour entretenir le trouble dans le idiodèse deiParis^pemdànt sa pHson et sou esdl; etiil £àutroonveinr que les mémoires dé Joly, ^Nafidenb du; cardinal d« Retz, nous révèlent plusieurs Êdts qui permettent de croire que ces
(*} Manuscrits.
W Jean -François -Paul de Gondy, cardinal de ReU, n<S
à Môtitmirel en Brie, en lÔif, nommé coadjuteur de Paris
tn 1643, 4:ardiiuil en iGSt, te dérint de Tarchevéclië àé Paris
en 1661, et mourut le vx août 1679, âgé de 66 ans.
soupçons