‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 2)Chapitre 42 sur 72 · X.IVRS CINQUIÈME* 3âl · texte numérisé non relu

X.IVRS CINQUIÈME* 3âl

soupçons Nil'étoiént p«6 déiipé» de fondement» JLoaisXIVavoit encore observé qué^ dans Taffaîre de la régale^ cMtoient des évéques et des ecclââai^iques du même parti qui s^étoient montrés les plus opposéç à Textenlion d'une prérogative^ qu'il regardoit comme inhérente à sa couronne ; enfin , il croyoit apercevoir dans le fansénisme et dans le caractère et la conduite de HM principaux ckefe^ une tendance secrète au pre^ytérianisme^ et il étoit convaincu qu'ils se seroient montrés ^aussi séditieux et aussi républicains que les Calvinistes , s'ils avoient eu autant d'énergie , et s'ils n'eussent pas été arrêtés par les remparts formidables dont le cardinal de Biche* lieu avoit investi l'autorité royale.

Incfépendamnieat de ces considérations politi* ques^ Louis XIV, comme nous l'avons déjà dit^ étoit sincèrement attaché à la religion catholique^ à ses maximes y à la forme de sa hiérarchie; il ne voyott dans ce parti que .des hommes inconsé* quens, en contradiction avec leurs propres prin* cipes ; se disant catholiques ^ et se montrant re*^ belles k toutes les décisions de l'Eglise ; affectant une grande austérité dans leurs principes reli» gieux , et restant infidèles au premier de tous les devoirs que la religion commande ^ celui de la soumission à l'autorité des supérieurs légitimes. FÉ»ÉL02r. Tom* m. ax

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Ce défaut de boftnei foi dns leur conduite habi* tuelle ne lui avoit pas donné une meilleure opi* nion de leur bonne foi dans leurs controverses dogmatiques. Malgré toiis ces préjugés, plas ou moins fondés , il les avoit laissés jouir d'une profonde tranquillité pendant trente - quatre ans; mais FalFaire du Cas de Conscience lui montra un projet formé de faire renatCk*e tous les anciens troubles. Le choix du moment où Ton hasarddft de réaliser un pareil projet (celui où il se trouvoit engagé dans une guerre, importante avec toute FEurope) lui parut indiquer un esprit de malveillance et de sédition qui méritoit d*étre réprimé. Les représentations de ses magistrats lui avoient fait reconnoître que le bref dà 1 2 février 1703 n'étoit pas susceptible, par les clauses extérieures qu'il renfermoit , d'être revêtu du sceau de Tautorité royale ; et il demanda au Pape une bulle qui exprimât des décisions aussi précises et aussi énergiques contre les subtilités des Jansénistes , sans offrir aucune de ces expressions que nos lois et nos usages rendent incompatibles avec les maximes de nos tribunaux et avec les libertés de l'Eglise gallicane. « L'objet de cette bulle, » rapporte le chancelier d'ÂguesseauCO, étoit de «> forcer les Jansénistes dans leurs derniers re-

(>) Œuvres da chancelier cTAguesseau, tom. xiii, p. aa4*

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