‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 2)Chapitre 48 sur 72 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

^) PâssislaMce du SaùU-E^rit; c'està-dire y . qu^elie 9 fioil: inféUmUe; Oft«[e poorroil âtîre sans tétné» 9 rite un pareil serment ^ si on n^étoit iondë sur »^ une jDr^m&^jtf <âri50&ie de^Dùm, «pil ueus as^ » sure même contre les iniidfiiitiës des kommes^ » tBlh 03» Jésu^^Christ tajuiie à son Eglise ».

Féwéloii coodooit de ee laisonneueiit et de ots expressions de Bossuet, ^cfm Topimon de ce prêtai éUàXy tJ* que emic serment^ em matière de rdigion, suppôsoit uiae croyance aussi sincère du cœur, qu'une prolesàon publicpie et exté* rieuite; a.'^'que l'Eglise &e peut exig^ un sermeM tm unfiynmmimire défais qu'en vertu de ïinfail^ UbiUté renfermée dans les promesses. Eueflfet> toute «utonté qui ne pourmît . rédamer eu sa faveur qu'une dëfi^rence, un pr^jng^, une préaomptîon iiumaine> une probabilfté, et même une croyanoe pieuse , oe poorrok offrir à la^t ce fiondeiaenit inâsraniabiie yui noms assume mvime x>è9Ure ies infidéiiiés des hamMes^

Fémâun se servoit encore de ce raisonnement de Bossuet centre les ProlestsinB, pour «Montrer que ce grand prélat reoonnoissoit VinfinâlibUité de l'Egli^ sur les Jisits dogmMifnesj loïkqu'ils KOkt lî^ mfcessaineoient à la doctrine. Bossuet w fMtoit >en ^fifet des conti^ictiecis 4es Ppotestaoe qui^ après avoir rejeté ïinfmtUèHité deJ'Eglîse

346 HISTOIRE DE FÉHÉLOIT^

roniainei se Fattribubient à eux-mêmes dans leurs formulaires de foi et dans leurs synodes nationaux, comme on Tavoit vu à Dordrecht et dans. un grand nombre d'autres synodes contre la doctrine â^Arminius.

C'est ainsi que Fautoritë. de Bossuet, qu'on avoit prétendu opposer à Fénëlon, se tournoit en sa &veur de la manière la plus décisive, dans une circonstance où Bossuet démontroit éwlem* ment que V infaillibilité de l'Eglise, dans les questions de doctrine et dans les Jaits liés aux dogmes^ étoit attachée aux promesses et à l'assistance spéciale du Saint-Esprit renfermée dans les pro^ messes.

On doit voir, par cet exemple, que la différence qui paroissoit exister entre Fénélon et quelques autres évéques sur cette question, ne consistoit que dans la manière de s'exprimer, et non dans la manière de penser et de juger.

Au reste, Fénélon lui-même n'attachoit aucune prévention particulière à sa manière de s'exprimer. Il fait voir, avec autant de précision que de franchise , que dans cette discussion on ne sembloit contester que faute de s'entendre } et que, dans la réalité, toute cette dispute sur laybi disfine et sur layoi humaine, pouvoit bien n'être qu'une dispute de mot$«

tlVUE GIITQUlilHE. 347

% On peut ^ dit Fënâôn (0^ disputer dans les » écoles sur ces deux points : le premier ne reo> garde qu'une question de mots sur le terme de » foi divine; qui peut être pris dans un sens plus » ou moins étroit, plus ou moins rigoureux : les » uns entendant par ce tenue la seule foi disfine » qui est une vertu théologale ; les autres y com- )> prenant toute croyance qui est appuyée ou » immédiatement, ou du moins médiatement sur » le fondement de Vmitorité divine. Le second » point se réduit à Savoir comment chacun tourne » son acte de foi. Les uns voudront dire simple- » ment : Je crois rhéréticité d'un tel texte sur la .» seule parole de l'EgUse, que je sais d'ailleurs » être infaillible j et on appellera cela une foi • » ecclésiastique. Les autres dirant : Je crois Vin- 3» faiUibîKté de l'EgKse , en tant que révélée sur » un tel texte y et on appellera cette foi divine si » on le juge à propos. Pour nous, ajoute Féné-- » Ion, nous avons pris soin d'éviter ces questions » purement spéculatives qui sont libres dans les » écoles, et nous. nous sommes bornés à proposer » comme révélée VinfailUbUùé de V Eglise sur les :)> livres ou les textes, parce qu'elle se trouve en » effet renfermée dans les promesses »»

n paroît qu'à Rome on n'attacha pas une grande importance à cette discussion purement

(«) Instruction pastorale du a mars 1705.'

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granunaticale. Lorsque Clément XI donnai 1« 1 5 }iiillet 1705 1 la bulle Vineam Domini SabatHh, il &ntiL de rien prononcer sur la^bi divine et sur Iz, fin humaine , quoiqu'il eût connoi^aftce des écrits publiés à ce sujet. Il se borna , oomme nous Tavons déjà dit, à déclarer « ifu'on ne sain tisfaisoit nuUemeni par le silence respectueux n à fabéissance due auxjugemens du saint Siège ; V mais çue tous les Jidèles doivent condamner » comme hérétique, et rejeter nàrt-seulement de 3> touche, mais aussi de.ccetir, le sens du livre »jie Jansénius, condamné dans les cinq pro^ » positions ».

Cette décision devoît suffire en efiet pour tous

ceux qui jusqu'alors a voient pu, contre toute ^nraisentblance, présumer de bonne foi -qu'on satisfait par un silence respectueux aux décisions de l'Egliae. Dès qu'on croit du fond de son cœur à FinfaiUibilité de Tautorifté qui règle notre eroyance, il est assez indifférent d'analyser de qudle nature est cet%? croyisnce, pourvu qu'elle soit entière et sincère, il est vraisemblable qu'une décision plus formelle sitr la foi divine ou sur la foi humaine n'aiiroit ramené aucun de ceux qi»î étoient déterminés à épuiser tous, les genres de subtilités y plutôt que de se soumettre avec can« deor et simplicité à l'autorité de l'Eglise.* Les écrits de Fénélon sur ce point de contro-

verie rengagèrent malgré lui dans une espèce de '^^

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