v Discussion
discussion personnelle avec un de ses collègues de Fénéion dont il respectoit sincèrement la piété, la sain^ avecrévéque
'^ '^ de Sain-
teté des mœurs ;et les vertus vraiment épiscopales« pons.
Tous les évéques de France avoient accepté pu* rement et simplement la bulle Fineam Damini Saim^A ; le seulévéque de Saint-Pons (0 se per-» mît de hasarder un. mandemmut, qui étoit bien plus une censure de la bulle y qu*un acte d adhésion aux décisions qu*eUe prononçoit. Nous avons parmi nos manuscrits un mémoire de la main de Fénéion 9 sous le titre de Lettre à un évêque > ou Remarques sur le mandement de M* Vévéique de Saint'Pq^. Ce mémoire offre une nouvelle preuve de Textréme modération que Fénâon se Croyoit toujours obligé d'observer envers ceux dont il oombattoit les opinions. U est impossible de relever avec plnà de force toutes les contradic^ tions et toutes les inexactitudes que Tévéque de
(0 Pîetre-Jean-François de Percin de Monigaillard , ëyéque dé Saint-Pons , né en i633. H ëtoit de la même famifle que ce religieux leuHflOtt qpii se lendit û ridiculement cëlèbce par lov fanatisme pour la ligne , et qo^on appeioit le petit Feuillants Le père de Tév^qae de Saint-Pons avoit eu la tête tranchée pour
avoir rendu , faute de munitions , la place de Brème dans le Mlhinais, dont il étoit gouverneur ; mais sa mémoire ajant été réhabilitée , le fils entra dans Tétat ecclésiasti<^e , et devint évéque de Saint-Fons. Umourat en lyiS, 2igé de 80 ans.
35o HISTOIRE DE TÈftÈhOlf,
Saint-Pons ayoit accumulées dans ^on mande'^ ment , et de mettre plus de mesures et dVgards dans Texpression de ses sentimens ; ce qui est d'autant plus remarquable ^ que ce mémcHre n*étant point destiné dans l'origine à devenir public , il semble que Fénélon pouyoit y montrer avec plus de liberté et même de sévérité le juste chagrin que devoit causer à tonte l'Eglise de France cette opposition d*nh seul évéque au vœu unanime de tout le corps épiscopa).
Quoique le chancelier d'Aguesseau ne pensât pas tout- à -fait comme Fénélon sur plusieurs points qui partageoient alors les esprits, il paroît qu il n'avoit pas une meilleure opinion du mandement de Févéquë de iSaint - Pons que le reste du public, ce On vit paroître en 1 706 , dit le chan- » celier d-Aguesseau(iJ, un mandement prolixe » de ce prélat y qui trompa également' Topinion » que tous les partis en avoient conçue. Son » intention avoit été de les contenter tous , et » reflet en fut tel que Test ordinairement celui » de ces sortes de projets ; ce mandement ne con- 9 tenta personne. Lés Jansénistes rigoureux trou- » voient mauvais quon Feût fini par l'accepta* » tion de la dernière bulle , l'accusant de détruire
(0 CËuvres da chancelier d'Agaes8eaa> tom. zui> p. 39a..