‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 2)Chapitre 51 sur 72 · LIVRE CIirQUlàME · texte numérisé non relu

LIVRE CIirQUlàME

fastes méoagemens; mais Rome se montra bien plus sévère pour venger Fdnâon^ que Fénéloa n'a voit montré de zèle et d'atncfur- propre pour se défendre. Le mandienieiil: de Tévéqne de Saint- Pons, et les deux lettres qu'il avoit écrites contre Parchevêque de Cambrai^ furent condamnés à Rome par un décret du 17 juillet r709 (0.

Ce n'étoit pas seulement envers ses collègues que Fénélon observait ces mesures d'égards et de bienséance dont on ne devroit jamais s'écarter dans les discussions q«n peuvent s'élever enitre les ministres de l'EgUse , daos <q«eli|i4e rang qu'ils se trouvent placés. '

Ee père Quesnel («) , qui s'^toit déjà rendu fameux par son zèle:ardent pour le jansénisme , et

(0 Depuis la publication âe la deuxième édition de V Histoire êe ^Fénélon, nous ayons été mstruits <d^ane circonstance qui iioikor« la nsémoiiK et les religieuses di^ositions de TévéQue d» <Saint-Pons. On a trouvé aux Archives du VaUcttrif àrépojque. de leur, translation à Paris, au titre de Clément XI, Francia V, n.^ ao57, une longue lettre écrite au Pape par Févéque de Saint- Pons au lit de la mort , 'le 28 férrier i^ieB, où il condamne expressément le silence respeeiueux âw lefiUt et sur h droit f-ei Ubidomney ajoute-i>il, guideeum^ue essepossiif ^juod isjtd cons» titutione (V'ineam Domini Sabaoth) à Vestrd Sanctitate damnor ^ tum est, quam et oUm suscepi, et etiam nunc libenter suscipio»

(*) Pasquier Quesnel , né à Paris le i4 juillet 1634) entra à rOratoire en 1657, fut obligé d-en sortir en 1678, par le refus qu il fit de souscrire le formulaire de doctrine prescrit par sa congrégation contre le jansénisme, devint cbef de ce parti après

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qni le devint encore plus dans la suite par tons les tronbles dont il fiit la cause ou Toccaâon , yenoit de publier une diatribe violente contre la bulle de Clément XI. Ses écrits polémiques portoiait Fempreinte de ce style amer qui se plaît à insulter aux puiss^mces, lorsqu'on croit avoir à s'en plaindre. La vie errante et cachée à laquelle il s'étoit condamné depuis tant d'années, avoit encore ajouté à la disposition naturelle de son caractère y cette sorte d'âpreté sauvage qu'on contracte dans la solitude , lorsqu'on j porte la crainte et l'inquiétude. Cependant il parott que le caractère inaltérable de douceur de Fénëlon^ avoit, par une espèce de charme, opéré une révolution dans le style habituel du père QuesneL On remarqua, dans un écrit qu'il adressa à l'archevêque de Cambrai, des ménagemens auxquels on n'étoit pas accoutumé de sa part. Fénélon s'empressa d'accueillir avec la plus indulgente bonté ces démonstrations réelles ou apparentes qui sembloient annoncer le désir de s'éclairer mutuellement; il écrivit au père Quesnel :

yj^ ce Je commence ma réponse en vous remer*

Lettre de ^ ciaut de tout mon cœur de vos honnêtetés.

Fénélon an

père Qoeft- n Quoique je n'aie jamais eu. aucune occasion de n^l.

la mort d'Amanld , et monmt à Amsterdam le a décembre 1719» ftgé de 85 ans et quelques mois.

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