‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 2)Chapitre 56 sur 72 · I.IVRE GIJWQI71ÈME. i']l · texte numérisé non relu

I.IVRE GIJWQI71ÈME. i']l

rarchevécjue de Cambrai , se crut obligé d*invi*> ter le rédacteur du Mercure à rectifier une méprise dent.îl étoit si facile d^abuser^ et qui pou* voit passer pour une inculpation , par la nîanière dont elle étoit présentée. Nous croyoïts devoir rapporter ici sa lettre , qui ne peut pas étrp ' regardée comme étracigère à l'Histoire de Fénélon^

« Vous avez imputé > Monsieur, dans votre lietire de » feuille du 9 décembre dernier^ page 73, une ^^i^^ ^^ ^ » proposition à M. de Fénélon , archevêque de facteur du « Cambrai, <jue Ton m'a prie de vérifier sur ses février 1781. » manuscrits. Vous prétetnlez çuUl a écrit au 1 » duc de Bourgogne : Souffrez toutes les reli^ i> gionsj puisque Dieu les souffre. Non ^ Monsieur^ » jamais F-énéloa n'a donné un conseil de cette » nature au duc de Bourgogne,. et .vous n'avez » vu aucune part cette prétendue lettre, ni

d'un bout de la France à Fautre , le courage de la reconnoissance se montrer éloquent pour plaider la cau6e de la vertu : 'on vît tous ces Savoyards se porter en foitle pour réclamer la lilierté de celui çui l^ur uvoU setvi' de père (0, et chacun d'yeux ^offrir de se cx>nstUuer prisonnier en sa placd Ce généreux dévouement ne put £écliir les hommes farouches et sanguinaires qi4 avoient usurpé la puissance. Ni le toûm dé Fénélon , ni le respect hj'pocrite qu^on affectoit pour ce beiau nom, ne purent arracher à Fécliafaud un vieiUard plus qu'octogénaire.

(1) Voye* le Moniteur, n.^ CXXI , dn i.*' plaTiftst «n a (ao JMiTicr i704*)

3^2 HISTOIRE DE PÉKÉLON,

i> écrite', ni imprimée: voici ce qui a occasionné » votre méprise.

» M. de Ramsay a rapporté dans la vie de Fé- » nélon, page 181, édition de la Haye 17^3, que » ce prélat avoit verbaleiâent donné le conseil » suivant au chevalier de Saint" Georges : Ac^ » cordez a tous la tolérance ciyile, non en ap^ » prouvant tout comme indifférent, mais en sauf- Tfi frant avec patience tout ce çue Dieu souffre, 3> en tâchant de ramener les hommes par une » douce persuasion. Cette proposition se trouve, » non dans le xhanùscrit des Directions pour la » conscience d'un Roi , qui est à la bibliothèque )> royale , mais dans un supplémen^t ajouté à la » fin de cet ouvrage, page 147, édition de la » Haye 1748, tiré sans doute de la vie de Féné- » Ion par Ramsày. L'éditeur qui rapporte cet » avis n'en cite aucun gérant*

» Je conviens, Monsieur, que la fidélité de » M. de Ramsay est connue, et que l'avis qu'il at* M tribue a M. de Fénélon n'est pas indigne de là » sagesse et de la piété de cet auteur. Car le prin- » cipe que l'on ne doit forcer personne à changer » de religion est général, et la tolérance civile a que l'on a conseillée au prétendant d'accorder » à tous ses sujets est une application particu- )) lière et dépendante des circonstances où il se

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