‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 2)Chapitre 57 sur 72 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

» trouvoit. Tout se réduit à lui conseiller de ne » pas forcer les Anglais à revenir à la religion 3) catholique , et de n employer pour les gagner » que la persuasion ; et, en attendant^ de tolérer » le mal qu'il ne pouvoit guérir. Il est évident 3) que le bon sens^ la sainef politique , Tesprit » même du cfariâJ;ianisme, ne laissoient à un. tel » prince d'autres moyens d'établir dans son » royaume la religion catholique , que la voie de » la douceur et de la persuasion ».

Une des plus singulières manies de quelques écrivains du dix-huitième siècle a été de mutiler les ouvrages des plus grands hommes , pour dérober à la religion la gloire d'avoir produit les génies les plus éclairés. C'est ainsi qu'oii a voulu dénaturer les principes et les écrits de Pascal, de Bacon et d'Euler. Prétendoit-on rendre la mémoire de ces grands hommes plus recommandable, en les traduisant comme des hypocrites? et s'ils l'eussent été, comment une pareille conquête sur la religion pouvoit-elle flatter les apôti^es de l'incrédulité. On s'est égaré dans une multitude de discussions sur la tolérance civile et religieuse ;

Fénélon a offert dans sa conduite comme dans ses opinions le modèle le plus parfait de ce que l'on doit croire et de ce que l'on doit faire. Tous sçs ouvrages expriment une inflexibilité portée

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