‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 2)Chapitre 69 sur 72 · N.*" VI. — PAGE · texte numérisé non relu

N.*" VI. — PAGE

Lettre de Fénélon h Vévéque de Namury 5 mai 17 1 1.

( Manuscrits. )

Monseignear, la confiance tTe^-Binàère. et trè^-forte que i'aî en rboiuseur de voire amilÂé y méfait prendre la liberté de V0119 proposer une pensée qui m'est venue dans l'esprit. Les Etsits^énéraux ont déjà refusé plu** sieurs fois à M. l'éyéque de Tournai la liberté de rentrer dans son diocèse. Quand' même il parviendroit h j rentirer dans la ^te du temps , il seroit toujours suspect à ceux qui <mt maintenant la domination; il auroit,» suivant les apparences, des traverses et dea contradictions à souffrir, et son ministère courroil grand risque de demeurei: sans fruit. J'ai pensé qu'oi» pourroit ménager les choses en sorte que vous puissiez avoir l'évéché de Tournai; j'en serois ravi, car nous demeurerions comprovinciaux, et nous serions, de plus^ fort voisins ; vous pourriez servir très-utilement l'Eglise dans cette place , ou vous auriez de l'appui et de la con* sidération du côté des alliés. Cet évéché a environ qua*rante mille florins de revenu ; il a deux grandes villes que vous connoissez, savoir, Tournai et Lille. C'est le meilleur pays et le plus beau diocèse que je connoisse : il y a dans le chapitre , qui est magnifique , plus de quarante canonicatS' d'un gros revenu à la libre coUatioié de l'évêque; cette place ne vous exclurort d'aucune autre pour l'avenir; vous seriez à perlée d'avoir Malines, s'il venoit à vaquer, et même d'espérer Liège ,

5o8 PliCEK ItrSTtPICJLTITES

si le bénéfice que voni 7 aves , donnoit k vos unU àe» faa^lét ea votre faveuT; en nn mot, Tonmai ne vons reculeroit ea rien pour favenir, et il toos donneroît pour le prés«it de très-grands aTantages. ExammeE^ je vous inpplie, MoDscigneur, n ce projet vons convient ; ea cas qn'il vons fasse plaisir, je vens rendrai compte des expédienspar lesquels je m'imagine qn'sn ponrroit lever les dîfficDltà et contenter tontes les pnistances. Je prévois seulement qu'il faudroil en ce cas que voua vons aidastiex un pea pour obtenir par quelqu'un des alliés l'agrément des Etats^énéraox. Quelque parti que vons preniec nir ma proposition, je vons demande, au nom. de Dien, im secret inviolableponrtontlemonde, sans exaction; vons envoyés parfaitrancnt toute la nécessité et tonte l'importance. J'espère que vous me Ceres l'honneur de me répondre bès - promptement en termes décisib ; tous ponvee juger par cette proposition du aèle et de l'atta<^a-

Page 1