‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 3)Chapitre 26 sur 72 · XXXIV. Mais Fénelon ne se bornoit pas à des œuvres · texte numérisé non relu

XXXIV. Mais Fénelon ne se bornoit pas à des œuvres

Fénelon j^ charité envers les particuliers. Ce fut à sa nourrit les *

armëea du générosité personnelle que Tarmée du Roi dut

^^'' une grande partie de ses subsistances pendant la

campagae qui suivit Thiver de 1709. Par respect pour le nom seul de Fénelon , les généraux ennemis avoient épargné les terres et les magasins de Tarchevéque de Cambrai. S*ils apprenoient que quelque lieu à portée de leur armée ^ lui apparteiioiten propre, ils y mettoient aussitôt des gardes , et en faisoient conserver les grains et les bois avec le même soin qu'ils auroient pu apporter à la sûreté des dpmaines et des palais des souverains dont ils commandoient les armées; les bourgs et les villages de Fénelon devenoient des lieux d'asrle, de refuge ,et de sécurité pour tous les habitans des environs.

Mais le duc de Marlboroug porta la dëlica- XXXV. lesse de ses soins poar Féoelon, jusqu'à une re- '^'"^'«cberche de prévoyance et d^attention, dont il dudacde n'est peut-être pas un seul autre exemple dans **«'^^'^

roug.

l'histoire. A la fin de la campagne de 17 1 1, Tar* mée des alliés se jtrouvoit par sa position à la vue des remparts de Cambrai, et elleséparoit l'arniée de France de la petite ville de Cateau-Cambrésis, principal domaine des archevêques de Cambrai* Cateau-Cambrésis étoit rempli des grains de l'archevêque, et de ceux que les habitans de la campagne y avoient déposés sous la protection du nom de Fénelon. Marlboroug les fit d'abord conseiTer par un détachement qu'il y envoya, mais quand il prévit que la rareté des subsistances, dont sa propre armée commençoit à manquer, ne lui permettroit pas de refuser à ses soldats. la liberté de se pourvoir dans les magasins de Cateau- Cambrésis, il en fit avertir Fénelon; on chargea sur des chariots tous les grains qui s'y trouvjoient; et Marlboroug les fit escorter par ses propres troupes jusque sur la pUce d'armes de Cambrai devenu le quartier-général de l'armée française.

Cet hommage honorable rendu à la vertu d'un simple particulier, par des étrangers acharnés à k ruine de la France, servit à sauver la France ellç-méme. Fénelon livra tous ses magasins aux

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ministres de la guerre et des finances ; il ûê se réserva que ce qui étoit strictetneni nécessaire pour sa consommation et celle des militaires qui venoient lui demander Thospitalité. Le contrô^ leur général Tinvita à fixer lui-^méme le prix des grains qu il venoit de fournir avec tant de générosité dans un si pressant besoin. La réponse de Fénelon d^t avertir le ministre qu'il avoit trouvé d)ans Farchevéque de Cambrai un munitionnaire général des armées , qui ressembloit peu à ceux avec qui il étoit dans Thabitude de traiter. « Je » vous ai abandonné mes blés. Monsieur, ordon^ » nez ce qu'il vous plaira ; tout sera bon ».

Il écrivoit en même temps au duc de Chevreuse (0 ; «Si on manquoit par malheur d'ar- )> gent pour de si pressans besoins, j'offre ma » vaisselle d'argent, et tous mes autres effets, 2> ainsi que le peu qui me reste de blé. Je vou- » drois servir de mon argent et de mon sang, et » non faire ma cour ». Tel étoit Thomme qu on avoit eu la perfidie de représenter à Louis XIV comme son ennemi.

XXXVI. Tant de sacrifices personnels ne sufiisoient pa: Sage me- encore à rimmense charité de Fénelon. Il pri

sure de Fénelon pour pré- ^ï^c mesure qui déceloit un génie aussi éclairé

venir la fa-^ qn'étendu dans ses vues d'administration. Il avoi

mine.

(0 Manuscrits.

observ

LIYEE SEPTIEME. l%g

observé que de diatigeteux calculs d'intérêt ou de méfiance avoient porte la plupart des propriétaires de Flandre à cacher leurs grains^ soit pour les soustraire aux réquisitions de Tintendant de Tarmée, soit pour en retirer un plus grand bénéfice. Ce défaut de circulation avoit arrêté l'approvisionnement des marchés publics, et élevé le prix du pain à un taux qui surpassoit les facultés du plus grand nombre des habitans, et pouvoit amener une crise inquiétante. Pénelon n^'aVoit ni caractère, ni autorité poUr réprimer ces dangereuses combinaisons dé la cupidité; mais il prit le moyen le plus efficace de lés dér concerter. Nous trouvons parmi ses papiers l'ordonnance qu'il rendit, et qu'il avoit droit de rendre Comme seigneur du Gateau-Cambrésis« Tun des plus fertiles cantons de la province. Par cette ordonnance, il ordobnoit à tous les fermiers et censitaires dépendans de sa juridiction, de faire battre tous leurs grains, et de les porter à un terme fixe aux marchés les plus voisins, en ne se réservant que la quantité nécessaire à leur consommation et à celle de leurs familles. L'exécution de cette ordonnance, qi^'il confia à des agens honnêtes et intelligens, fit subitement baisser le prix du blé dans uû gi^and noinbre de marchés; les autres propriétaires se hâtèrent d'ouvrir Féwelow. Tom. IV. .9

l3o HISTOIRE DE FÉNELOK,

leurs magasins, dans la crainte d'une diminution I encore plus vapide ; tous les marchés se trouvè-

rent successivement approvisionnés ; Féquilibre se rétablit dans une juste proportion entre Tintérét des propriétaires et les besoins des consommateurs; et la Flandre fut préservée de la famine dont elle étoit menacée par le séjour d#8 armées, \ et par les malheurs de l'hiver de 1709. XXXVII. Au milieu de tant de désastres, de peines et Intérêt de d'embarras, Fénelon trouvoit encore le moyen

Fénelon pour

le cçmte de ^^ Satisfaire le besoin le plus doux de son cœur, Bcauvattetle celui de servir ses amis par tous les moyens que Tiuery. ^^^ foibles relations à la Cour lui permettoient d'employer avec quelque espérance de succès. On trouve dans un grand nombre de ses lettres, les preuves les plus touchantes de son zèle actif et obligeant. L'état de disgrâce où il se trouvoit le coudamnoit souvent à renfermer dans son cœur l'intérêt qu'il portoit à ses amis, dans la crainte de leur nuire, au lieu de les servir. Mais aussitôt qu'il apercevoit la plus foible lueur d'espérer en leur faveur la justice qu'ils méritoient, il disposoit de tout son ascendant sqr les ducs de Beauvilliers et de Chevreuse pour les appuyer auprès des ministres. On observe en ménae temp» dans ses . lettres qu'il n'accorde jamais son intérêt et sa recommandation qu'à des hommes dont la repu-

talion étûit si généralement établie , que Féoeloti s'faonorpit j pouf ainsi dire, lui-mêra0,<en s'honorantdu titre* de Ifeur- ami. Nous ne rappellerons ici que les démarches qu'il fit en faveur de deux hommes aussi distingués par leur' naissance qpie par leurs qualités personnelles.

ce Je vous supplie, mon bon duc,.écrivoit Fé- XXKVin. M nelonau duc de Qievreuse, de donner une au- j-^gj^^j^ ^^ >y dience commode à M. le comte de Beauvau (>) ' duc de Che- » qui s'est chargé de vous rendre cette lettre, ^f^^' Il Vous connoissez sa naissance , mais vous ne (Maitùficr.) w connoissez peut-être pas son bon sens, son cou- » rage infini, sa simplijcit'é, sa probité très-rare, » ni son expérience du métier de la guerre. Il vous » dépeindra au naturel diverses choses très^im- » portantes, si vous voulez bien le faire parler » sans ménagement. De sa part, il se bornera à » vous entretenir sur -ce qui regarde M. le che- » valier de Luxembourg, son ami et son proche » parent* Il y a sujet de craindre qu'on ne veuille » tendre de mauvais offices à M. le chevsflier de » Luxembourg sur la commission qu'il avoit eue » d'aller occuper le poste de Givry au centre des » lignes près de Mons. Il est fort à désirer que . » vous et M. le duc de! Beauvilliers soyez au fait ,

C^) Pierre-Madeleine de BeauTau du Rivan, lieutenant-général et gouyemeur de Douai, nommé che-yalier des ordres en 1734*

l3a HISTOIBB DB FÉNELONy

» et qu'on y poisse mettre M. Voisin (0, etr cas » qu'on voulût le prévenir en mal. La probité, le » bon sens, la bonne volonté et la valeur de M. le » chevalier de Luxembourg mentent qu'on ait » attention à lui laisser faire son chemin ponr ^ » le service ».

Nous avons encore une autre lettre de Fénelon

. qui atteste l'opinion qu'il avait du mérite et des

qualités du chevalier de Luxembourg, depuis

prince de Tingry.

Lciue de « On vient de me dire, écrit Fénelon au duc de

duc^drcbe^ .♦> Chevreusc, que M. le maréchal de Ghoiseul dort

Treuse, 16 » être môrt. Je prends la liberté de vous conjurer

"tm! ''^"\ ^' ^^ servir M. le chevalier de Luxembourg pour

>''le gouvernement de Valenciennes. Il est aimé

» tendrement des peuples, et c'est par une dotf-

» ceur soutenue de noblesse, de bonté et de désin-

a téfessement, qu'il se rend aimable. Je serai ravi

» de Je voir dans cette, place. Ne pourriez-vous

» point, mon bon duc, presser un peu en sa fa-

n veuf M. Voisirk ».

, Au reste^ il n'étoit pas nécessaire d'être l'ami du chevalier de Luxembourg pour rendre justice à ses grandes qualités* Leâ ennemis même de. la France avoient rendu un hommage honorable à

* (0 M. Voisin afoit remplacé M. de Charaillard dans le dëpac»^ tcm^nt de la guerre, le 10 Juin 1709.^

LIVAB SEPTIÈME. ^33

ses Ulens. Ije|»ince Eagèoe, digne juge du mérile militaire, voulut, aprèsla prise deNamur en 1704, où le chevalin: dé Luxembourg avoit secondé avec tant de zèle la l^elle défense du maréchail de Boufflers, les conduire lui-n^éme à Douai. Il les plaça Tun et l'autre dans le fond de son cimtrosse, se mettant seul sur le devant, et fit com- - mander l'escorte par le prince d'Auvergne , déserteur du service de France.

Fénelon eut le bonheur de jouir du succès de ses vœux pour le chevalier de Luxembourg, qui fut nommé au gouvernement de Yalencienne^. Soit que cette ^âce méritée ne fût que le juste prix de ses services, soit que l'utile influence dç3 amis de Fénelon eût contribué à faire valoir un droit légitime, le chevalier de Luxembourg ne pouvoit que se trouver heureux de réunir aux titres que lui donnoient sa naissance et .ses ser; vices, le suffrage d'un ami tel que Fénelon.

Cependant la Francç sembloit toucher à une xxxix. crise, dont l'effet inévitable devoit être ^a ruine Eiatdéplo-

. . rable de la

totale. Nous avons un mémoire ^ écnt de la main Fraoce eu de Fénelon, qui peut donner une idée plus '?»<>• exacte de la situation désespérée oi!i elle se trouvoit alors, que tous les récits. des historiens, que les mémoires même de quelques contemporains. Ceu^-ci ne sont pas toujours à portée d*étre biep

r^4 HISTOIR'E DE FÉITELOir,

înstraits ; ils se livrent souvent à une exagération amère ^ qui devient une espèce^ de maladie générale, 'lorsqu'un gouvernement est descendu au dernier degré du découragement et du malheur. 'Fénelon étoit placé au centre des événemeri^^ sur le théâtre même de la guerre. Il connoissoit également les dangers et ks ressources ; et sa correspondance intime avec MM. de Beauvilliers et de Chevreuse servoit à l'éclairer sur la partie <ies affaires publiques qui n'éCoit pas immédiatement sous ses yeux. Il rédigeoit ce mémoire pour ses deux amis, avec lesquels il étoit dans l'habitude de dire tout ce qu*il pensoit , tout ce qu'il sentoit. Il n'avoit nul intérêt à exagérer la grandeur du mal /ni à afibiblir l'eiOScacité des remèdes qui 'duroient pu l'arrêter : cet écrit n' étoit point destiné à être public; ainsi, il n'a pu être dicté ni parFlmmeur, ni par l'esprit de parti. Il fut probablement rédigé dans l'hiver de 1709 à 17 10. 'Le voyage de M. de Torcy à la Haye y est rappelé, et le congrès de Gertruydemberg, qui eut ^lieuau mois de mars 17 10, n'étoit point encore assemblé. Ce mémoire découvre toute la pro- :fondeur.de l'abîme oili la France étoit tombée, puisqpe les meilleurs citoyens; les âmes les plus fortes et les plus généreuses, consentoient à des sacrifices qui inspirent encore, au bout d'un siècle,,

yn s.entiment d'indignation. L'expédient que propose F'énelon, de faire enlever le roi d'Espagne, . . pour échapper à l'humiliante condition que les ennemis avoient ose proposer à Louis XIV, de délrônçr lui-même son petit-fils, est une preuve irrécusable de l'état d'abaissement oîi se trouvoit réduit ce monarque, naguère si puissant, si heureux, si enivré. de sa gloire.

L'étendue de ce mémoire nç nous permet pas

,•'''••*'':•• •• •'• ••: • 1 *>-■■• I "'■■ • ■ . •' .'L <t de le transcrire en entier dans cette histoire. Les

fragmens que nous allons en donner, suffiront pour révéler les sentimens de .douleur et d'inqui étude qui oppressoient l'ame de Pénelon. Ils peuvent également intéresser sous un autre rapport; ils iUfeuveat servir à soutenir le courage dans Tadversité, et attendre avec patience des temps plus heureux. On croit souvent que rien n'égalé, que rien n'^ jamais égalé l'excès des injustices et des infortunes dont on est la victime; mais en revenant sur les différehtes époques de Thistoire , on acquiert la triste conviction de l'indélébile perversité de l'espèce humaine^ et de l'héritage de malheurs que chaque géiiération transmet à la génération suivante!

« Comme chacun de nos minikres traite en Mémoires

. *,/ "- t' ," T^"i ' '^'' "'" " ,: " *, " manuscrits

» particulier avec le Roi ce qui regarde sa charge, ^j^^^^gj^j^ » je crains que chacun d eux ne soit guère en suri'éiatdc

l36 HISTOIl^E PE FÉNBLOlf,

la France » ^tat de rassembler par une vue générale qui soît en 1710. . ... . ,

» juste, toutes ces diverses parties du gouverne-^

» ment pour les comparer, pour juger de leur

» proportion ^ et pour les ajuster ensemble.

>^ Pour moi^ si je prenois la liberté de juger a> de Tétat de la France par les morceaux du n gouvernement que j'entrevois sur cette fron- Vf tière , je conclurois qu'on ne vit plus que par ^ miracles \ que c*est une vieille machine délabrée 3» qui va encore de l'ancien branle qu^'ou lui a » donné y et qui achèvera <^e se briser au premier » choc. Je serpis tenté de croire que notre plus 3^ grand mal, est que personne ne voit le fond ». de notre inal ; que c'est même une espèce de » résolution prise de ne vouloir pafle voii:; qu'on 3f n*oseroit envisagei; le bout de ses forces auquel » ou touche ; que tout se réduit à fermer 'les » yeux, et à ouvrir la main., pour prendre tou- >» joi^rs, sans savoir si on trouvera de quoi pren- » dre ; qu'il n'y a que le miracle d'aujourd'hui , SI qui réponde de celui qui sera nécessaire de- » main^ et qu'on ne voudra voir le détail et le » total de nos maux, pour prendre un parti pro- » portipnné, que quand il sera t;rop tard.

» Voici ce que je vois, et, que j'entends dire 1^ tous es jours aux personnes les plus sages et 1^ ^ mieux instruites..

LIVUE SEPTIÈME. ' 13^

» Le prêt manque souvent aux soldats ; le pain 21 même leur a manqué souvent plusieurs jours; » il est presque tout d'avoine, mal fcuit, et plein » d'ordures. Ces soldats mal nourris se battroient » mal, selon les apparences. On lès entehd mur- » oîurer, et dire des choses' qui doivent alarmer 9 pour\ine occasion.

» Les oflSciers subalternes srouffrehl t propor-

» tion encore plus que les soldats, La pluparf,

» après avoir épuisé tout le crédit de leurs 'fd-

» milles, mangent ce mauvais pain dé'rtiuniliôn ,

» et boivent l'eau du camp. Il y en a" eu un frèi-

9 grand nombre qui n'ont pas eu de quoi réve-

>} nir de leurs provinces. Beaucoup d'auîies laii*

» guisseqt à Paris, où ils demandent inutîlement

» quelques secours au minif^tre de la guerre; les

p autres sont à l'armée, dans un état de décourh-

p gemeiit et de désespoir qui f*4it tout craindre.

» Le général de notre artaée ne sâlufôit emp8-

» cher le désordre de nos troupes. Peut-on pànir

» des soldats qu'on fait mourir de faim, et qui

» n'î pillent que pour ne pas tomber en déPail-

» lance? Veut-on qu'ils- soient hors* d'étèit de

» combattre ! D'un autre côté, eti ne les punissant

» pas, quels maux ne doit-on pa$ attendre? Ils

» ravageront tout le pays V les peuples' craignent

» autant les troupes qiii doivent les défendre,

l38 HlSTÔIllE.DE FÉSiELOUj

» que celles des ennemis qui veulçnt les attaquer. » L'armée peut, à peine faire quelque mouve- » menjty parce qu'elle n'a d'ordinaire du pain que » pour un jour.

» Nos plaçjç^ /, qu'qii a crues les ^ plus fortes, » n'ont rien d'achevé; on. a vu rf^^ipe^ par les » exemples de Menin et de Tournai, .qife. le Roi i» j a été indignj^^ent trompé pour la.piaçpnne* » rie qqi ne v^aloit rien. Chaque place manque » méine de qaunitions ; ^i nous perdions encore » une ba^ille,;les plaças tomberpient comme un », château de cartes.

.».I^es, peuples ne vivent plus, en hommes, et » , il n est plâs permis de compter sur leur paf». tienne; tsrot elle e3t rflise^à une épreuve outrée. , » Ceux qui ont perdu leurs blés de mars n'ont 9 plus autune ressource; les autres,, un peu plus .» reculés, sont à la veille de les perdre. Comme » ils. n'ont pluâ rien à espérer, ils q'ont pli^s rien ,»,à craindre.

^» Les fonds de toutes les villes sont épuisés ; ^»^on en a pris pour le, Roi les.rçy^nijs de dix ans ^». d'avance; et on n'a point de honte de leur |de- .» mander, avecmépaces, d'autres avances nou- ^» velles qui vqpt au double de celles qui sont . » déjà faites. Tous les hôpita^uix. sppt accablés ; on » en chajsse les, bourgeois, pour le^quejs seijls ces

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