LIVRE SKrTlkME. iHq
» inwispns sont fondécts, eUon les reinplitxlè,sal- .n dats. On AqxI cle'trèsrgraj3dfis.âouQkiiiesà çes|bo- » pitaux, et au lieu ^é les frayer, onJes^siu'char^e » de plg&.en pli^s chaque, jour.
» Les Erançais qui soqt prisonniers '««i ^Ho^l- >y lande y y meurent de fa^m, faute ;de^ ^^aiexoient ».de la .part du Roi. .Ceux qui sont 4te^euus en » France .avet des congés, n'o^nt'retourii«r en > Hollande, quoique rhonxiouDle&yqblige>pfirce » £(u'ils n'ont ni 4^ quoi i foif e le vayage,^nide >t quoi payer ce qulils.idoiireffit chez lesijesinèjnis. V Nos .blessés ^manquent (de bûuiUx)n ,<deilio^wet .M.jde.oiedic9weos;ils.Ae.i]7auvQnt ipa$ :iiié/»0 de . » .retraite , ; parce .q^^Qj! Jes^envoiev dansjdesilippiujaitx; qui soBt>acc£^Ms da^ances pour/le iSLoii, » et sont pleins de. soldats .malado^.cQui.etf-^^ B quii voudra. 5!exposer dans, .un aû»batji tetre .» blesse, .é^ant sur derniétrejài paosé,ijii seopuru. » . On eivtendc dire .aur ^old£)ts , ^ dans Jebr.ideps- » polr, ,que. siiles cQnemis.vieJinçntyiiJlsipQS^içojQt » lies armes bas. On. peut .juger :parrià,éîe.iqîl'«n » doit craindre d'une.ibataiiUe'tqviiidé/cyevpît, du » sort de la France.. "•'•
» On accable toutiJfô/pag^s pffcrfladeiK^ande des » chairiots; .onXuet^QUs: l«a chfivaMX {dj^ipà^^sans : » c'est détruire' le labôurage.pQur.lcs ând^es.pro- 9 cfiaines , et ne laisser .aucii^ei esperi^e^liour
l4o HISTOIRE DE FÉNELONy
» faire vivre ni lespeuples^ ni les troupes. On doit s» juger par-là combien la domination française » devient odieuse à tout le pays.
» Les -intendans font ^ malgré eux , presque » autant de ravagé" que les maraudeurs; ils eo- » .lèvedt jusqu'auf dépôts publics; ils déplorent » hautement la honteuse nécessité ^ui les y ré* » dpit. Us avouent qu'ils ne sauroient tenir les » pacoles qu'on leur fait donner. On ne peut plus w faire le service qu'en escroquant de tous côtés; » c'est une vie de Bohèmes^ et non pas de gens » qui gouvernent. Nonobstant la violence et la m fraude,. on est souvent contraint d'abandonner » certains travaux très^nécessaires , dès qu il faut » une avance de deux c^nts pistoles pour les exé^ » cuter 4ans le plus pressant besoin.
n La nation tombe dans l'opprobre; elle de- M vient l'objet de la dérision publique. Il n'y a » plus dans nos peuples, nans nos soldats et dans » nos ofliciei^;, ni affection; ni estime, ni con- » fiance , ni espérance qu'on se . relèvera , ni j> crainte de l'autorité : chacun ne cherche qu'à » éluder les règles, et qu'à attendre que la guerre 3» finisse, à quelque prix ((ne ce soit. ^
» Si onperdoit une bataille en Daupbine, le 3» duc de Savoie entreroit dans des pays pleins de n Huguenots ; il pourroit soulever plusieurs pro-