‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 18 sur 107 · LIVRE SEPTIEME. Si · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIEME. Si

V S'il ne sent pas le besoin de devenir ferme et Le même

a/. ^ «^ 1 1 % «1 Au même, 8

ne fera aucun véritable progrès ; il - -^^^ '^

» est temps d'être homme. La vie du pays oà il ( Manuscr.)

3> est, est une vie de mollesse , d'indolenoe, de

» timidité et d'adiusement. Il ne sera jamais si

» subordonné au Roi et à Monseigneur^ que quand

» ÏL leur fera sentir un homme mûr, appliqué^

» ferme, touché de leurs véritables intérêts, et

» propre à les soutenir par la sagesse de- ses con*'

» seils et par la vigueur de sa conduite. Qu'il soit Le même

11 1 • 1*1 'v<k. • &11 même ■ 3

» de plus en ]>ms petit sous la main de Dieu^ ^^£ ,^,^

» mais grand «aux yeux des hommes; c*est à lui (Manuscr.)

» à faire aimer, craindre et respecter la vertu

» jointe à lautorité ; ah ! je donnerois ma vie pour

» le Roi, pour la maison royale, pour notre jeune

» prince, qui est pour moi le monde eittiei\

. » J'oubliois de vous dire, qu'un homme venu Leure de

» de Versailles prétend que M. le duc de BoTir<- î^c V^che-

» gogne a dit que ce que la France souffre msin^- vreuse,7avr.

» tenant,vîent de Dieu, qui veut nous faire expier (MaâuscrO

M nos fautes passées. Si ce prince a parlé ainsi, il

» n'a f>ds assez ménagé la réputation du Rdi^ on

» est blessé avec raison d'une dévotion qui se

» borne à critiquer son grand-pière ».

En lisant ces letti^s^ on a peine à croire que Fénélon fut obligé de prendre les précautions les plus recherchées, pour faire parvenir au dqc de

52 HISTOIRE DE FÉNÉLOM,

Bourgogne des conseils si raisonnables. Tandis qu il ne parloit à ce prince que le langage de Taus» tère vérité ; qu*il lui recommandoit sans cesse la plus religieuse soumission pour le Roi , et une attention constante à lui plaire ; tandis qu il évitoit avec un soin minutieux de Tentretenir des affaires publiques, des intrigues de la Cour, des opérations des ministres et des injustices de ma^ dame de Maintenon à son égard , il étoit oblige de voiler des ombres du mystère cette vertueuse correspondance, comme si on y ^t traité d*un^ conspiration contre l'Etat. On 'a déjà pu observer Textréme circonspection avec laquelle lé duc de Bourgogne s'étoit permis d'écrire à Fénélon dans des occasions très-rares, et en profitant des facilités que ses voyages à l'armée lui avoient pré* sentées; on peut même se rappeler l'attention inquiète av«c laquelle le jeune prince lui recommandoit de ne laisser jamais transpirer le secret de ses lettres , -tant il étoit convaincu de la prévention du Roi son aïeul contre l'archevêque de Cambrai., et que le plus grand de tous les torts dont il pût se rendre coupable à ses yeux, seroit de paroitre regretter sa présence et ses conseils ; mais nous trouvons dans une lettre du duc de Cbevreuse (0,uné preuve encore plus étonnante ,•

(0 Du I.*' décembre i^og. (Mimaflorits.)

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