‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 23 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

)i fait un vrai plaisir d'aller coucher chez vous ;

» mais vous smvez qùily. a des raisons qrdmo^

» Migent à garder des mesures; et je crois que

» vous ne vous en formaliserez point. Je serai

» demain à Cambrai sur les neuf heures ^ j'y man-

» gérai un morceau à la poste, et je monterai

» ensuite à cheval pour me rendre à Yalen*

» ciennes. J'espère vous y voir, et vous y e/i-

» tretenir sur diverses choses. Si je ne vous

» donne pas souvent de mes nouvelles , vous

» crojez bien <]ue ce n'est pas manque d'amitié

» et de reconnoissance ; elle est assurément telle *

» qu'elle doit être »« t

. ^ Louis.

Fénélon, par égard pour le jeune prince luimême, et pour éviter de dpnner de l'ombrage au Roi, ne jugea pas à propos d'aller le trouver à Yalenciennes , ainsi qu'il l'y avoit invité. C'est ce que nous fait entendre une seconde lettre du duc de Bourgogne, qui suivit de très-peu de jours la première.

« Votre lettre m'a été rendue en particulier. Lettre du

1 1 A . • ' \ f même au mé-

» mon cher archevêque,^ et je vous envoie la ré- ^^ ^^ y^, » ponse par la mémfe voie. C'est la meilleure lenciennes,

. . , , . i5 mai 1708.

» dont vous puissiez user, lorsque vous le juge- (Mamiscr.) » rez à propos. L'électeur de Cologne (0 a fait

(0 Clément-Auguste de Bavière.

Féwélow. Tom. IV. 5

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» savoir à M. de Vendôme qu il désireroit me n v<ÀVj et à cause des ioconvénieiis du cérémo- » niai, et que je ne pourrois pas lui donner auji tant qu'il pretendoit, il a été convenu que je » ne le verroîs qu'à cheval ; je crois que ce sera » le jour de la revue de Farinée. ÂinsL, faites-lui » la réponse que vous avez projetée. Je sais que » ce prince a plus de mérite qu'on ne lui en croit; » je le connois par moi-même.

>i Je suis charmé des avis que vous me donnez » dans la seconde partie de votre lettre, et je » vous conjure de les renouveler toutes les Jbis i> quil vous plaira. Il me paroît. Dieu merci, » gue j'ai une partie des sentimens que vous rny » inspirez, et que me faisant connoître ceux qui » me manquent. Dieu me donnera la force de » tout accomplir, et d'user des remèdes que vous » me prescrivez. Il me parott que pour ne me » guère voir vous ne me connoissez pas mal

» encore Taurai une attention particulière à

» ce qui riegarde les églises et les maisons des » pasteurs ; c'est un point essentiel , et je garderai » sûr ces points une exacte sévérité. Continuez » vos prières y je vous en supplie ^ j'en ai plus s> besoin que jamais ; unissez4es aux miennes, ou » plutôt y je les unirai aux vôtres ; car je sais qucn » pareil cas , l'évéque est au-dessus du prince.

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