‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 24 sur 107 · LIVRE SEPTISME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTISME

9 Vous faites très-sagement de ne pas venir ici » (à YaleBcicnnes)^ eUvous en pou%^ez juger^ » 'parct que je n'ai point été coucher à Cambrai ; » jy aurois été assurément sans des raisons dé-* s> cisives qui m'en ont empêché. Sans cela, j'au- » rois été ravi de vous voir ici^ pendant le séjour » que jy ferai, et de vous y entretenir sur beau^ a» coup de matières oh vous auriez été plus capable » que personne de m'éclairer, et de me donner » conseil. Vous savez l'amitié que j'ai toujours » eue pour vous , et que je vous ai rendu justice 3> au milieu de tout ce dont on vous accusoit injus- » tement. Soyez persuadé que rien ne sera capa- » ble de la diminuer , et qu'elle durera autant

» que ma vie ». t

* Louis.

La prise de Ga^d fut presqu immédiatement xvïll.

Combat

suivie du malheureux combat d'Oudenarde (0, d'Oudenaroù le duc de Vendôme chercha à réparer par des ^^' prodiges de valeur le tort qu il avoit eu de s'être laissé sui*prendre par sa négligence. 11 fut dégagé à propos par le duc de Bourgogne, le duc, de Berry son frère , et le iils de Jacques II prétendant à la couronne d'Angleterre. Ce jeui^e prince servoit alors dans Tarmée française , sous le nom de chevalier de Saint- Georges ^ et cherchoit à

(On juillet 1708,

6d HISTOIRE UE FÉNÉLON,

illustrer dans la carrière des armes tm nom tou* jours malheureux sur le trône. Ces trois princes s'exposèrent dans cette occasion avec une har* diesse qui faillit leur être funeste, par le danger où ils furent d'être enveloppés tout -à* coup par les ennemis.

Le combat d^Oudenarde fut peut-être moins désastreux par la perte qu'on y essuya (0^ que par la division qu on vit éclater entre les chefs de Farmée française. Le duc de Vendôme, fu» rieux de s'être laissé surprendre , vouloit qu on couchât sur le champ de bataille , et qu'on recommençât le combat le lendemain. Cet avis fut discuté dans le conseil des officiers généraux, et ce fut à cette occasion que le duc de Vendôme se permit envers le duc de Bourgogne des procédés qui paroitroient incroyables , s'ils n'étoient attestés par les mémoires et les lettres des contemporains. Nous nous bornerons à rapporter ce qu'en a écrit M. de Saint-Simon (?) avec un ton de vérité qui semble rendre cette scène encore présente à l'imagination des lecteurs.

ce Après le combat d'Oudenarde, les princes » consultèrent sur ce qu'il y avoit à faire avec » M. de Vendôme, qui, de fureur de s'être si

(0 Les Français n^ perdirent que deux mille hommes. (*) Mémoires de Saint-Simon, tom. ii, pag. 357.

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