‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 32 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

» Oh! que Diea vous aime,, Monsei^eor^

» pnisqu il a. soin, de vous instruire par taut de

» contradictions. // vous fait sentir combien leg

» guerres sont à craindre, combien les piuspuis^

9 santés armées sont inutHes^ combien les grands

» Etals sont.facilepient ébranlés. U vous montra

9 comhieii les plus gr^i^ds priiïCQS sont rigo^r^eu-

» sèment oritiqiiés par le public ^ pendant que

B les flatteurs ae .cessent point de les encensen

» Quand on ^t destiné à gouverner les hommes,

S) il faut les aimer pour TamQur.de Dieu, san$

» s^attendre h ètxe ainié d'^ux^ et se sacriiieir

» pour leur faire du bieU| quoiqu'on sache qu'ils

)» disent du mal de celui qui les conduit^ avec

M bonté et modération. Il fcmt néanmoins, l^on^

A seigneur, vous dire que le public vous eçtîme^

» vous respecte , attend de :gf ands biens de vous^

» et sera ravi qu'on lui montre que vous n'avez

x> aucun tort, il croit seulement que vous avez

» une dévotion sombre , timide , scrupuleuse, et

» qui n'est pas assez proportionnée à votre place;

» que vous ne savez pas [H^ndre uae certaine

M autorité modénée, mais décisive, sans Uedser

» la soumission inviolable que vous devez aux

» intentions du Eoi. Ehl ^i est-ce sur la Uàrre

» quitta -pointas ééfmds, et qui h' a pas commis

0 de grandes fiaitcs f' Qm est-ce tfui est parfait

88 BISTDIRE DE FÉNÉLON,

» à vingt' six ans pour le très ^difficile métier ^ de la guerre ^ quand on ne Va jamais fait de % suite ».

F^nélon lui donne ensuite les conseils les plas sages et les plus ëclairës'^ sur Fusage qu'il doit faire de ses principes de religion et de piété. ^ , « Pour votre piété, si vous voulez lui faire

Sur lare- ^

ligion et la » honneur, vous ne sauriez être trop attentif à piete es ^ j^ rendre douce ^ simple , commode , sociable ; » il faut vous attacher à cherdier au dehors le » bien public , autant que vous le pourrez , et i> retrancher les scrupules sur les choses qui pa<- » roissent des minuties ; il faut y pour ainsi dire , )i justifier la piété aux critiques et aux libertins^ » il faut la pratiquer d'une manière simple , no* 3» ble y forte et convenable à votrç rang. Il faut » aller tout droit aux devoirs essentiels de votre » état par le principe de Famour de Dieu, et ne 3» rendre jamais la vertu incommode par des hé>«^ » sitations scrupuleuses sur les petites choses. Un » prince ne peut point à la Cour ou à l'armée, » régler les hommes comme des religieux ; il )» faut en prendre ce qu'on, peut , et se propor» » lionner à leur portée ».

Nous ne transcrivons point ici toutes les lettres de cette vertueuse et intéressante correspondance; mais^ dans le nombre, il en est deux qu'il

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