‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 40 sur 107 · LIVRE S£|»TIÈM£. tlji · texte numérisé non relu

LIVRE S£|»TIÈM£. tlji

parfaite, ou d^un vertu plus vraie , qu il faut attri*buer cette diffërence de conduite ; elle appartient toute entière aux principes religieux de Fénélon et du duc de Bourgogne. C'est de la religion que Fénélon emprunte toute son éloquence et toute son autorité, pour adresser des reproches, des conseils et des consolations au duc de Bourgogne. Cest dans la, religion que le duc de Bourgogne trouve ces grands motifs de courage, de résignation et d*espérance , qui lui donnent la force de résister au malheur et à Tinjustice des hommes. Otez à ces lettres le caractère religieux qui les â inspirées , on les réduit à des réflexions justes et raisonnables ; mais la froide raison a-t-elle le pouvoir de donner Texcès du courage pour lutter contre Texcès du malheur. A la pensée de ces grandes catastrophes qui épouvantent Timagination, on sent assez que, lorsque tout manque sur la terre à ceux qui occupoient une si grande place sur la terre, c'est du ciel seul que peuvent descendre les miracles qui élèvent l'homme au-dessus de la nature. Nos lecteurs nous demanderont peut-être comment le duc de Bourgogne reçut les terribles leçons que Fénélon osoit lui adresser; nous avons sa réponse ; elle nous montre tout ce que Fénélon étoit parvenu à faire du duc de Bourgogne , avec le secours de la religion*^

tI3 HISÏOIRfi Die FÉKÉLOlf^

XXX. , c( Si je n ai pas répondu plutôt à plusieurs de vos duc de Bout- » lettres, uiou cher archevêque, ce n'est pas que gogiie à Té- j, j'çQ j^îg pju3 m^i reçu ce quelles contiennent ,

nclon.Douai, . ,. -

5 déc. 1708. )> ni que mon amitié pour vous en soit moins vive, (Manuacr.) ^ jg g^j^ y^yj jg |.Q^|. ^^ g^g y^^^g m'avez mandé

» que l'on dit de moi. Vous pouvez interroger le » Yidame (0 qui vous rendra cette lettre , sur la i> suite des faits publics, qu'il me seroit bien long n dé reprendre ici^ Je vous parlerai cependant » de quelques-uns.

» Je n'ai jamais eu ordre du Roi d'attaquer le 2> prince Eugène pendant l'éloignement du duc » de Marlboroug ; au contraire, quand il marcha » à M. de Vendôme, du côté d'Oudembourg, le » maréchal de Berwick et moi, voulions rassem- » bler les diiTéreùs camps qui étoient le long de » l'Escaut, et marcher au prince Eugène. L'ordre » de marche fut donné, et je l'aurois exécuté, si » nous n'avions trouvé tous ceux que je consultai^ >» d'un avis contraire , et qu'il falloit plutôt for* » tifier M. de Vendôme du côté de Bruges et de » Gand. Ceux à qui je parlai furent MM. d'Artaî- » gnan iV^ Gassion (3), Sain t-'Frémont , Cheyladet «

(0 Louifl^Âuguste d'Albdij^, fils puîné du duc de Cbevreoge^ portoit alors le titre de vidante d'Amiens f et fut depuis duc e% marécksj de Chaulnes.

(*) Voyez les Pièces justijîcatives du livre septième, n'.<* V^m

^) "i^fsHy manpii» de Gnssion et d^AUujré.

» Les

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