‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 61 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME. igS · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. igS

» sieur le Vidame va eu presse, pour éviter d'y al-

>} 1er deux fois. J'ai toujours désiré, autant que je

» le de vois, de manager monsieur le Vidame, p€ir

» rapport à mon état de disgrâce; mais j'avoue

>i que je le désire à présent beaucoup plus qu'ao-

» trefois, pour ne courir pas risque de lui attirer

» quelqu exclusion (0. ou désagrémeni. Ainsi, je

» conclus que si vous devez venir à Ghaulnes vers

» la fin de la campagne, il vaut mieux que je me

» borne à n'y aller qu'aloi*s. Je n'ai pas fait cette

» réponse à monsieur le Vidame ^ mais je la garde

» in petto ».

Le duc de Chevreuse ne put aller à Cbaulnes

(0 n était alors question â*une noiitelle érection du comté de Cliaufaies en duché-pairie, en faveur du Vidame d^ Amiens, fila puiné du duc de Chevreuse* Le eoroté de Chaulnes avait déjà été érigé en duché-pairie en 1621, en faveur d'Honoré d'Albert, seigneur de Cadenet , frère du connétable de Luyues. Ce duché s^étoit éteint en 1698, par la mort, sans enfans maies, de €harle^ d^ Albert, duc de Chaulnes, fils d'Honoré. Les biens de cette branche étoient passés^ par substitution, au Vidame d^Amiens , et le duc de Chevreuse obtint ett efiêt au mois d'octobre 171 1 une nouvelle érection du duché de Chaulnes,' en faveur de son fils puiné le Vidame d'Amiens, qui prit alors le titre de duc de Chaulnes, et mourut maréchal de France , le 9 novembire 1744* Cette seconde branche des ducs de Chaulnes s^est éteinte de nos jours. Fénélon craignant de nuire au succès de la grâce qu'on sollicitoit alors pour le Vidame d'Amiens, se refusoit le plaisir d'aller le voir à Chaulnes.

igÔ HISTOIIIE nE PÊNÉLOW,

qu'au mois de novembre ( 17 n ), et ce fut alors que Fénélon rédigea les tables dont nous allons rendre compte.

Ces tables forment une suite de tableaux oik chaque objet est indiqué avec autant de précision que de clarté. Nous avons cru devoir les faire im^ primer à la suite de cet ouvrage , après les avo^copiés sur le manuscrit original.

Le premier tableau intitulé : Projet pour lé présent {^) f oSre les idées de Fénélon sur la paix à faire; il ignoroit alors que les préliminaires venoient d'être signés peu de joqrs auparavant entre la France et l'Angleterre ; mais ce secret étoit encore renfermé dans les cabinets de Versailles et de Londres. La reine Anne en avoit fait un mystère à ses alliés même, et elle s'occupoit à les disposer à accéder de gré ou de force à ses vues pacifiques. Mais tout pouvoit et devoit encore, faire craindre qu'ils ne résistassent à ses ins«* tances. Dans cet état de choses , Fénélon persiste à penser que la paix doit être achetée sans me» sure; il indique seulement qu'on doit éviter de comprendre , dans les sacrifices nécessaires pour l'obtenir, Arra^ et Cambrai, qui, depuis la perte de Lille et de Bowhain ^ étaient devenues deux

(0 Voyea lei Pièces justificative* du livre sepUéme, b.« II.

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