‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 62 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

places importantes pour la sûreté intérieure du

royaume.

Entre les moyens de soutenir la guerre, si on

n'obtient pas la paix, il s^attaclie à conseiller « d'é-

» viter une bataille , en se bornant à coui^rir les » places, et en laissant même prendre les petites; n mais il pense en même temps çuà toute extré- » mité, il faut lisfrer bataille , au hasard même » d'être battu, pris , tué ai^ec gloire ».

Il désire qu'on établisse auprès du Roi , « un » conseil de guerre, composé de maréchaux de » France, et autres officiers expérimentés, qui » sachent ce qu'un secrétaire d'Etat ne peut sa* » voir, qui parlent librement sur les inconvéniens » et abus , qui forment des plans de campagne ^ » de concert avec le général chargé de l'exécu- » tion, qui donnent leur avis pendant la cam- » pagne, qui n'empêchent pourtant pas le géné- » rai en chef de décider, sans attendre leur avis^ » parce qu'il est toujours capital de profiter du » moment ».

. Le second tableau présente un plan de réformé après la paix (0.

Fénélon croit « que les garnisons et les ouvra- ^^^^^ » ges des places de guerre sont une cause de miliuore. » ruine ; que les fortifications tombent dès qu'on

(0 Vçyeï les Pièces justijftceUwet du livre septième, n.* HI*

I()8 HISTOIRE DE FÉNÉLOI7y

)> manque d'argent, ou dès qu'il vient une guerre » civile ; que la supériorité d'armée fait tout.

» Qu'il faut peu de régimens, mais nombreux » en hommes et bien disciplinés, sans aucune » vénalité , sous aucun prétexte ; jamais donnés j> à des jeunes gens sans expérience , avec beau- » coup de vieux officiers. Bien traiter les soldats » pour la splde, les vivres et les hôpitaux. Bonç » traitemens aux colonels et aux capitaines. An- » cienneté d'officiers comptée pour rien, si elle » est seule. Ne point laisser vieillir dans le service » les hommes sans talens; avancer les hommes » d'un talent distingué.

» Les enrôlemens doivent être libres ^ avec » certitude de congé après cinq ans , et jamais » aucune amnistie.

» Au lieu de l'hôtel des invalides , il seroit pré- » férable de payer de petites pensioAs à chaque 3» invalide dans son village ».

Lin. Fénélon manifeste sur la politique extérieure,

extérieu«^ des principes qui peuvent être défendus et combattus par des considérations également plausibles.

« Jamais de guerre générale avec l'Europe.

» Rien à démêler avec les Anglais ».

Ordre de ^^ trouve dans le troisième tableau l'ordre de dépensepour dépense W que Fénélon propose /?oiir la Cour*

la Cour.

(0 Voyei les Piéeeâ justificatiyes du livre septième, n.« TI.

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