‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 63 sur 107 · LIVRE SEPTIEME. IQQ · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIEME. IQQ

Il se montre extrêmement sëvère dans toutes les réformes et les réductions qu il indique. L'état oïl se trouvoit la France après la guerre la plus malheureuse, ne justifioit que trop la n^essité de la plus grande économie.

On remarquera qu'il demande ce la cessation de » tous les doubles emplois , et qu'on oblige à » faire résider chacun dans sa fonction. Il inter- % dit tQutes les survivances de charges et de gou* » vernemens ».

Quant à l'administration intérieure (0, il prb- LV. pose d'adopter dans chaque diocèse , pour la ré- tration^intépartition des impôts et une partie des travaux rieure. publics, la même forme qui étoit établie en Languedoc, et qui étoit connue sous le nom ^assiettes.

Fénélon y toujours frappé de la prospérité que l^'Vi. le Languedoc devoit à sa sage administration, ^-^^^^ demande qu'on établisse d^ns toutes les pro* vinces, des éteOs provinciaux, sur le même modèle que ceux du Languedoc ; et il met en note : *« On ny est pas moins soumis qu'ailleurs; on y v est moins épuisé » . Il règle les gouvememens des provinces sur le nombre des états provinciaux, avec un lieutenant général sous le gouver^^ neur, et un lieutenant de roi sous le lieutenant général, tous résidons sur les lieux*

(') Voyez les Pièces justificatives du livre septième, n.« V.

SOO HISTOIRE XfK FÉN^éLON,

LTIT. Mais pour juger le système d'impositions que d'imposi- Féoélon propose , il faut se replacer à Tépoque ^^^' où il écrivoit. Il auroit voulu qu'on eût supprimé la gabelle, les grosses fermes, la capitation et le 4ijcième, que Jes étais de ckaçue pro%nnce eussent été chargés de lever eux-mêmes sur les contribuables , sous la forme qui leur auroit paru la moins onéreuse ^ la portion des chargés publiques qui leur auroit été assignée (0. Les étais proifùiciaux auroient eu la liberté de substituer à la gabelle^ un léger impôt sur les sels. jiVin. Dans le tableau suivant {^) , Fénélon propose

- Etats gé- . ' ,

liçraaz. formellement l'établissement des états généraux, qui devront s'assembler tous les trois ans. Il ne paroît pas douteux que s'ils étoient organisés dans les véritables principes de la monarchie , ils ne fussent aussi soumis et aussi affectionnés que ceux du Languedoc, de la Bretagne, de la Bour* gogne, de la Provence et de l'Artois. Il règle leur composition ; il détermine leurs rapport^ avec les états pro\4nciaux, et il fixe leur attribu-» lion sur différens objets de l'administration publique ; mais il a grand soin de ne leur accorder que la voie de représentation (^),

(0 Cette forme a ëtë autorisée en Provence juâqu^à la révolution. (*) Voyez les Pièces justifictuitfes du livre septième, n." VI. (3) L'$d>bé Heury observait ayçc raison « qu^en France ^ déi

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