‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 71 sur 107 · LIVRE SEVTliCMS* a · texte numérisé non relu

LIVRE SEVTliCMS* a

SI R'oi el à la maison royale. Yoas devez encore u plus à notre cher prince B^ort et à ses dense » en£aQS ^ qpe vo.us ^e deviez à luî vivant et en » pUine prpsp^riti^» Vos s^ns e$ v1$$ négociations 3» ne seroient rien en comparaison du poids de 9 voti'e anffrag» dans un. corps ignorant et foi« 9 hfle; il faut ae sacrifier sans ménagement* Vous 9 manquere:^ à Dieu , sî par votre scnipuleuse » modestie ou humilité yà ctotre - temps , vous » prençï un autre parti ^.

JNou« v4>yonS| dass cette même lettre^ que ' i^xxii.

Psnicrs de

Fénr^on^oU inquiet sur i»a ccnrreqpondaneè avec ^ i^ j^c de le duc de Bourgogne- On a pu remarquer qu'il Bourgogne, s'y étoit exprimé avec une grande sincérité sur une multitude d'objets. Celte correspondance seule devoit infiniment déplaire à Louis XIV; eUe lui offroit la convicticm qu'il avoit inutilement ebercbé à rompre les liens qui unissoient si tendremixit scm pelit-fils et Tarcfaevéque de Cam* brai. a N'y auroit<»il point dans les papiers de ^^à, » notre irçs-dier prince quelque ^rit de moi? n n y auroilt * il point de mes lettres y que fe lui » écrivais pendant le siège de Juille ? Le Roi a*t-il j» tous Les papiers de P. P. »

Parmi ces papiers , il en étoit un surtout qui pouvoit causer un juste sujet d'inquiétude à Fénélon y pai* l'impiression qu'il devoit naturelle-i

â34 HISTLOIRE DE FÉ5ÉLON,

ment prodùii^e sur Fesprit de Louis XIV. Si ce prince avoit été si profondément blessé des maximes générales du Télémaque, comment ne se seroit-il pas crû encore plus offensé en lisant le manuscrit des Directions pour la conscience d'un Roi; il auroit cru y trouver à chaque ligne la censure de son amour du faste , de cette passion de la gloire y de cette ambition des conquêtes, de ces usurpations injustes y de ce goût des plaisirs y de cette complaisance à Tadulation y et de cette ivresse du pouvoir absolu qu'il avoit en efièt trop laissé apercevoir dans les premières années de son règne ^ mais dont ses ennemis mêmes n*auroient dû se ressouvienir que pour admirer le courage avec lequel il avoit su triompher de toàs ses penchans.

Heureusement ce manuscrit n*étbit point resté entre les mains du duc de Bourgogne ; le jeune prince n'avoit voulu conserver des écrits de son précepteur, que ceux qui avoient pour objet de Tavertir de ses torts et de ses défauts, ou de lui rappeler les principes d'honneur, de justice et de vertu qu'il de voit porter sur le trône. Il moïX eu la sage attention de brûler, ou de laisser en dépôt à M. de Beaùvilliers tous leis antres écrits de Fénélon qui auroient pu déplaire au Roi son ^rand-père, si quelque malheur imprévu les fai^

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