LXXV. Q'ggj ^ ^2gu;g ocjcasioti que Fénélon rédigea^blu
Nouveaux ' ^ & r
mémoires sieurs mémoires , que nous aVens écrits dé sa pohuques ^^^^ ^ ^^ ^^^ peuvent aujourd'hili être rendus
Ion. publics^ saoïs danger et saûs inconvénient. Nous croyons qu'ils inspireront uii grâiid intérêt y par le nom de leur aotettr , et par Timportancef des matières qui eti fàtti Fobjet (0.
Lorsque Fénélon s*étoit occupé, au inois de novembre t^iï^ de tracer liiiplan de gdùvernemerït pour le duc de Bourgogne y il n étdvt qùeâ^ tioo que d'établir leâ forrftes è€ leà basé^ d^ûne
bonne administration ; la succession au trôné étoit' assurée ;[ elle arrivoit pàisibletiHèlit et direc* tement à un prince parvenu^ malgré sft )euneâse^ a une maturité de raison ^ et à un degré de con-* sidératioity qui ajoutaient encore plus de forée et d'autorité ji la puissance Bôiuvei^iile ; il né S'Àgiâh
(0 HhtL» iv^ons placé ctfs mettidif es patmi lés Pièces jtut^/&a^ tifet du litre ^iwpitéme, sous les ti.**zli , xim^ %ir,
soit
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soit que de lui inspirer toutes les bonnes et ver-^ tueuses pensées ; Fintention de les réaliser étoit dans son cœur, et tous les moyens d'exécution àuroient été dans sa main.
Mais y danàle court intervalle di»mois de novembre 1711 aii mois de mars 17 12, tout avoit changé de face ; les destinées de la France né reposoient plus que sur la tête d'tth vieillard de soixante -quatorze ans, et d'un enfant de deux ans.
Il étoit contre toute vraisemblance que Louis XIV pût vivre encore assez long-tepap» pour épargner à la France ies agitations et les inquiétudes d'une minorité.
Dans le cours ordinaire des choses , là t-égencë étoit dévolue au duc de Berri^ oncle du jeune? Roi. Ce prince, qui ne mourut^ qu'en 17 14 existoit à l'époque où Fénéloh écrivoit ses pué-' moireSé
C'est ce qui rehdoil; ericote la situation des a£faires plus critique. Le droit du duc de Berrî au titre de régent, étoit aussi incontestable ^ qixèf ses moyens, pour en remplir les fonctions, étoiënt bornée, et même entièrement nuls. Ce prince, qu'on n'avoit jamais pu appliquer à aucune occupation sérieuse, réunissoit au défaut d'instruc* tion , de taleiis et d'aptitude , une extrême foi- Fé«éloiï. Tom. IV. 16
S^A HISTOIRE DE FÉMÉLON,
blesse de caractère ; il étoit entièrement asservi aux cs^prices, aux emportemens^ aux passions violentes et honteuses de sa femme, fiUe du 4uc d'Orléans , et accusée , par la voix publique , de vivre avec ^n père dans un commerce monstrueux. Donner au duc de Berri la régence , avec une autorité absolue et indépendante y c'étoit la donner à la. duchesse de Berri , ou plutôt au duc d'Orléans son père*
Malheureusement y ce prince se trouvoit alors lui-^méme accablé sous le poids des imputations les plus atroces. La France entière, consternée de la mort rapide et imprévue d'un jeune prince qui étoit devenu les délices de la nation ; d'une princesse enlevée à la fleur de son âge , et chère à toute la Cour par sa bonté , ses grâces et ses agrémens;* d*un fils porté au tombeau le même jour que son père et sa mère, accusoit le duc d'Orléans d'avoir préparé des malheurs d'un gen^^e si extraordinaire , et qui ne laissoient plus entre le trône et lui qu'un enfant, prêt à rendre le dernier soupir.
Telles étoient les sombres pensées qu'oiFroient à tous les esprits ces images lugubres de mort, de crimes et de poison.
Une impression bien différente de celle qu'a pu faire éprouver la lecture des premiers mé-