‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux; (volume 4)Chapitre 75 sur 107 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

ii l'exclut pour ce soupçon, on prépare le ren^ » i^ersement de ce conseil, qui parottra fondé » sur une horrible caïomnie, contre un petit -fils % de France u.

Pour adoucir cette exclusion ^Fénélon propose d'exclure en même temps les autres princes du sang (0, tous les princes légitimes , tous les princes étrangers , qui s'arrogent la prétention de ne pas regarder le Roi comme leur souverain ; il veut enfin qu'on ne donne au duc de Berri y régent , qiie la simple présidence, avec sa voix comptée comme celle des autres , et pour conclure à la pluralité des suffrages.

Fénélon indique, dans un mémoire séparé, qu'il convient « de mettre dans le conseil de ré- » gencél des prélats recommandables par leur » naissance ou leur vertu, ou leur réputation de 9 capacité soutenue de droiture. Les prélats sont » le premier corps de l'Etat et les premiers sei- » gneurs de la nation. Il importe de donner y cette forme solennelle à un conseil qui aura » tant de besoin d'autorité , et dont la puis- 9 sance pourra être si contestée. De plus, il s'a^ M gira souvent des matières de religion , que les' » prélats doivent soutenir. Enfin, ce seroit les^ •

l>) Presse tous ceux c^oi existoîent alors éioient mitiçiws.

:t^6 HISTOIRE DE FÉflÉLON,

» dégrader que de les exclure de cette assem-

» blée ».

Au reste, Fénëlon ne se dissimule pas a que » rétablissement de ce conseil (0 de régence peut s> faire craindre de terribles inconvéniens; mais » dans Tétat présent on ne peut plus rien faire » que de très -imparfait, et il seroit encore pis 3) de ne rien faire. On ne peut point se contenter p de précautions ordinaires et médiocres ».

Dans un troisième mémoire (^}, il fait cou* nottre ses sentimens sur Téduçation de Fenfant fsncore au berceau y^ qu un instant pouvoit placer sur le trône ; il indique les diiS^rentes personnes qui lui paroissent les plus dignes de ces difficiles et délicates fonctions. Nous observerons à ce sujet que parmi les diSereqs évéques que Fénélon propose pour précepteur, il ne parle point de celui (5) que son heureuse destinée devoit conduire à cette place, et élever ensuite au rang de premier ministre; il iqsiste « pour quon nomme immédia- » tement le gouverneur, le précepteur, et les » autres personnes attachées à Téducation. Il ne ' » s'agit point d'attendre Fâge ordinait-e ; le cas

(0 Voyez les Pièces justificatives du livre septième, n.* XHI. (') Voyez les Pièces justificatives du livre septième , n.^XIV. i}) Le cardinal dp FIcury.

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