‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux;Chapitre 10 sur 56 · livre des Ma- qu après Favoir soumis à Texamen du i^ardinal de · texte numérisé non relu

livre des Ma- qu après Favoir soumis à Texamen du i^ardinal de

zimes des

Saints. Noailles et de M. Tronson. C'est ce qu'il fit, « et il

3) remit à ce prélat (0 le manuscrit de son ExpU-- » cation des Maxinies des Saints sur la vie inté- » rieure. Cet ouvrage étoit dans Forigine beaucoup » plus étendu qu'il n'a paru dans le livre imjNrimé ; » il y avoit mis tous les principaux témoignages >^ de la tradition. Le cardinal de Noailles le trouva » trop long; par déférence pour lui, Fénélon l'a- » brégea ; U le rapporta en cet état au cardinal » de Noailles, qui le relut encore avec Itii et l'abbé » de Beaufort , principal grand vicaire du diocèse » de Paris. Non content de ce premier examen, » Fénélon laissa son manusiprit entre les mains » du cardinal de. Noailles ». Il lui écrivit même pour provoquer de sa part l|examen le plus rigou* reux. « Rien ne presse , Monseigneur,,., pour don-

F n'/*^*^^ * ^* ^^^ ^^ public l'ouvrage que vous lisez. Vous cardinal de » save& mieux que personne ce qui m'a engagé à

' (0 Réponse à la Belation sur le QuiéUsme.

LIVAE TEOISIÈME* ' l3

>i le faire.... C'est de bonne foi que je me sûislivr^ NoaîUes, 17 » à vaus pour supprimer y retrancher, comger, ?2Llill^^^^ »' ajouter c^ que vous croirez nécessaire. Encore » une fois, je ne presse ni ne retarde ; c'est à vous, » Monseigneur,! décider.;... à Tégard du" choix » d'un homme qui puisse vous aider dans un si » gran^ travail, vous' savez que je vous* ai donné V tout ppuvoir sur moi et sur mon ouvrage.

» Le cardinal de Noailles garda le manuscrit 3i de Fénélon environ trois semaines, et le lui j» raidit, en lui montraiit des coups de crayon » qu'il avoit donnés dans tous les endroits qui » lui parurent devoir être retouchés pour une » plus grande précaution ; Fénélon retoucha en » sa présence tout ce qu'il avoit marqué, et il » le fit précisément comme ce prélat l'avoit dé- >i siré. Le cardinal de Noailles, touché de tant » de confiance, ne put s'empêcher de dire peu » de jours après au duc de Chevreuse , qu'il ne yf trouvoit à M. de Cambrai qu'un défaut, celui » d'être trop docile ».

Fénélon a publié ces faits à la face dé toute la France et^ de toute l'Europe , et le cardinal de • Noailles ne les a jamais contredits. « Il a seule- » ment prétendu (0 qu'il avoit représenté à Fé- » nâon que le projet éioit hardi; mais malgré la

(0 Réponse « la Bdation sur le Qaiétû|iie/ ' '

l4 HISTOiaS DE.FÉirél«OSy

3> hardiesse du projet, il en approuva rexécution, yk et )ugea le Iwre correcVet utile. M refusa à la >i vérité de lui donner son approbation par écrit, yk mais ce fut uniquement parce qu^il avoit des n mesures à garder avec BossiAt, dont il avoit » promis d'approuver le livre »•

Fénélon fit plus encore : ce le cardinal de » Noailles désira (0 quil montrât son ouvraga » à quelque théologien de FEcole^ qui fût plus » rigoureux que lui. Fénélon se reïidit avec em- 3> pressement à son vœu.; il prévint ménie sa pen« » sée, en lui proposant pour examinateur M. Pirot, » docteur de Sorbonne ^ hommeaussi savant que 31 judicieux y examinateur habituel de tous ks U* » vres et de toutes les thèses de théologie , le même. >» qui avoit travaillé sous M. de Harlay ^ à la cenyy sure de madame Guyon , qui avoit été chargé » de rinterroger ^ quiëtoit peu prévenu pour elle » et pour sa doctrine ^ qui étoit dévoué depuis >i long-temps à Bossuet , et qui alors même étoit » occupé à examiner l'ouvrage qu<^ ce prélat ^ alldit publier.

V L'archevêque de Cambrai se renferma avec » M. Piroty et ils examinèrent ensemble le livre » si court des Maximes des Saints, en trois 3» séances de quatre ou cinq ^ heures chacune»

(0 Réponse à la Refetion sur le Quétisme.

Page 1