I.IV&B TROISIEXC. l
3» M.>Pirot avoit un manuscrit devant les yeux, n et Fénélon en tenbit un autre semblable ; ils » lîsoient ensemble; M. Pirot arrêtoit Fënélon ]» sur les moindres difficnlt^»^ et Fénelon chan- » geoit sans peine tout ce qu*il vouloit. M.* Pirot » finit par déclarer çite ce livre étoit tout d'or; « et le cardioal de Noailles écrivit quelques jours 4> après à Fénélon et à M. Tronson j que M. Pirot » étoit charmé de cet examen yi.
Nous avons entre les ihains un manusdbit de M. Pirot lui-même, qui constate la vérité de tous ces faits.
Féttâott avoit également communiqué son ou*^ vrage à M. Tronson, qui Favoit examiné avec une attention particulière (i)^ avoit fait' des observa*tidns judicieuses y et persistoit à penser , avec le çardinsA de Noailles , çuil étoit correct et utilcé
Après tant de précautions y après avoir déféré avec talit de docilité à toutes les observations des ttommes les plus vertueux et les plus éclairés du clergé de Paris, Fénélon devoit naturellement se croire à Fabri de toute censure. H eut au moins le droit de penser et de dire : « Qui est-ce » qui ne voit pas W la candeur et la simplicité
(0 Lettre d€ M. Tjronson à Tévéque de Chartres, a4 février 1697. (Manuscrits. ) (>) Réponse à la Relation sur le^Qaiétisme.
16 HtSTOIKE DE FÉHÉLON.
» aiiec laquelle je ne craighois que de me trom- » per cft d'êti'e flatté? Ne choisisâbk-je pas tous ^> œux qui pouvoient être le plus en garde i^ontre » moi y et me redresser ^si je n'établissois pas assez » précisément toutes les vérités , et si je ne con- » damnois pas aVec assez de prééautions toutes » les erreurs ? N'étoit-ce pas vouloir être uni de » sentimens avec M. de Meaur^ lors viême que » ses préventions^ son procédé, et les discours » de Ses amis m'avoient mis hors d*état d*9gir de » concert avec lui? Je ne proposois . point k » M, rarcBevêque de Paris et à M. l'évêque de 1) Chartres d'adoucir leurs censures contre ma-»- » dame Guyon, ni d'ébranler les trente -^quatre » aiticles. Je ive voulois point les empêcher d'ap<* » prouver le livre de M. de Meaux ; je voulois seu* » lementy pour ma^conduite particulière, prén-^ » dre les conseils, des autres, ne pouvant plus » deigtiander ceux de M. de M^saux. M. Tarche-i- » vêque de Paris et M. Févêque de Chartres n'a-r » voient -ils pas paru persuadés par les raisons » de mon mémoire (0, que je pouVois me dis^?
» penser d'approuver son livre ? Il est vrai que » M. de Meaux auroit pu aider , par ées lumières, » M. l'archevêque de Paris et les autres docteurs i> dans l'examen de mon livre ; mais aussi il au-
(0 Du a août 1696.
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