LIVRE TAOISlIlME. Il
ami ; Tinterprète de ses véritables sentimens qu'il connôtssoit y mais nbn pas Tàpologiste de ses expressions ^uHl condamnoi^; que le^public étoit instruit de ises relations d'amitié avec elle, et ne pouvoit être surpris de sa répugnance à flétrir une femme dont il jugeoit les intentions pures et innocentes; qu'en refusant d'approuver l'ouvrage de Bossuety iLne se séparoit point de l'arclievéque de Paris et de l'évêqu« de Chartres, qui n'exigeoie'nt paâ son coiicours et ne blâmoieiit point ison refus; que sa foi et sa réputation n'étoient point attachées à Touvrage de Tun de ses collègues ; qu'il en devoit compte à l'Eglise seule, et' qu'il seroit fidèle à remplir ce devoir sacré.
C'étoit en effet un engagement qu'il avoit contracté. Cette obligation étoit devenue encore plus indispensable depuis son refus d'approuver le livre de Bossuet. L*archevêque de Paris, l'évêque de Chartres et madame de Maintenon n'a voient consenti à excuser son refus, qu'à condition qu'il donneroit une expontion publique de ses véritables sentimens.
Ge ne fut donc point par un élan indiscret que Fénélon provoqua les scandales et les malheurs dont son livre devint l'occasion , et l'auteur la victime. Son voeu sincère eût été de continuer à garder le silence qu'il s'étoit prescrit sur ces
la HISTOIRE DE,FÉJNÊLONy
matières. Il est possible que le chancelier .d*A-
guesseau n ait pas été instruit de tous ces détails,
lorsqu'il a écrit que Fénélon s'étoit d9nné à lui"
même la mission de purger le quiétisme de tout
ce que cette secte aidait d^odieux.
ïV. Fénélon avoit pris avec madame de Maintenon
compose son l'engagement de ne rendre son ouvrage public,