‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux;Chapitre 19 sur 56 · XLI. Cependant le cardinal s'en plaignit comme d*un · texte numérisé non relu

XLI. Cependant le cardinal s'en plaignit comme d*un

l'archevêque P^océdé oITensânt. Il écrivit à Fénélon pour lui de Paris à reprocher « de ne lui avoir point d'abord adresse

Fénélon. . .

» ses réponses imprimées , et de ce qu'elles obt » couru long-temps avant qu'il les ait reçues. Il » l'assure qu'il aura avec lui un procédé bien » différent ; qu'il lui adresse directement sa ré- » ponse, et non au public, et qu* il voudrait ne la là point montrer^ nuUs qu'il y a un t^ès- petit » Homère de personnes distinguées à çui il ne M la peut refuser »• Tandis que le cardinal de Ifoailles s'exprimoit ainsi y on imprimoit avec sod agilement cette même lettre qu'il annonçoit n'être que pour Fénélon et non pour le public. Fénélon reçut en efifet (0 des exemplaires imprimés ^àe cette lettre , quatre jours seulement après Tavoir reçue mtmuscrite^

La lettre du oardihal de NoailIe6 à Fénélon concerne entièrement les feits et les procédés. On en a déjà vu dam le cours de cette histoire le récit le plus exact fpndé isur les pièces originales ; maïs on sait às^ez qu'il est aussi commun que fa* cile de présenter les mêmes faits soûs des aspects différens, s^n les préventions qui divisent les personnes, et selon l'iiktârét qu'elles ont à les tourner à leur avantage. A. là fin de cette lettre ^

(0 Lettre deFéiiélôiiirab1)é de Gfaanlerac^ du 3o mai 1698. ( Manoscrits. )

livue TROISIEME. 107

le cardinal de Noailles semble sortir un peu de son caractère habituel de modération , çt un sentiment involontaire d*àmertume vient se mêler à des expressions obligeantes, « Souffrez, Mon- '» seigneur, écrivoit-il h. Fénélon, qu'en finissant » je me plaigne à vous du temps que vous me » faites perdre et de celui que vous perdez. Ne » craignez-vous point, pendant que vous vous » occupez tant à défendre vos précisions^ dont » lIEglise s'est passée si long-teitips, de manquer » à ce que vous lui devez de plus important ? Que » fera le grand diocèse dont vous êtes^harçé, et » qui a sansf doute besoin de toute votre applica* 3) tion, tant que Vous île travaillerez qu'à justifier )) votre livre? Pour moi, qui sens plus qtie vous, » parce que j'ai moins de forces, la pesà)it<&tir de » mon fardeau, je mé crois si obligé d'éviter tout » ce qui peut me détourner de mon ministère, » que je ne veux plus employer mon temps à cettie » dispute. Vous écrirez, tant qu'il vous plaira, *>) contre moi, je ne vous répondrai pltis..:. Vous "» n'aurez pas dé peine à demeûret» uni avéiî moi ; » je veux l'être toujours avec vous, aiitich^t que ce » que je dois à la vérité me le permettra , et con- » server l'amitié sincère et respectueuse avec la- . » quelle je suis depuis si long-temps » .

Avant mfême que Fénélon se fût engagé dans

lo8 âlSTOlHE DE FÈSÛLOV,

cette discussion particulière avec le cardinal de

Noailles/il s'ëtoit engagé dans un combat bien

plus terrible et bien pins opiniâtre avec Bossuet.

XLil. Les premiers écrits de Bossuet , que nous avons

écrits polé- indiqués ( page 91), avoient été suivis d'un

miques de grand nombre d'autres (0^ U e&t impossible de

Bossuet.

méconnoître dans ces différens ouvrages^ comme dans tous ceux de Bossuet ^ ce génie unique, qui trouyoit toujours le moyen de répandre de la chaleur et de la vie sur les sujets qui paroissoient les plus étrangers aux grands mouvemens de Véloquence. Il s!f élevoit avec un ndble dédain audessus des imputations vaihes et calomnieuses^ qu'on affectoit de répandre sur les motifs qui le faisoient agir. « Quant à ceux qui ne peuvent se S) persuader que le ^èle de défendre la vérité soit » pur et sans vue humaine , ni qu'elle soit assez » belle pour l'exciter toute seule , ne nous fâchons » point contre eux, s'écrioit Bossuet; ne croyons ».pas qu'ils nous jugent par une niauvaise vo- » lonté; et après tout, comme dit saint Augustin, » cessons de nous étonner quils imputent à des » hommes des d^auts humains ».

. (>) De noud quœstione tractatus très : I. Mysiici in tutof II. Schoia m tiiCo; lll. Quietismus redivivus^ i<^» m-8.*j et Quœstiuncula dé acîibus à caritate impenUis, Scholao iaXnioad ^ eiojtui^inserenâfif in-S*.

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