‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux;Chapitre 28 sur 56 · LIVRE TAOISIÈHC · texte numérisé non relu

LIVRE TAOISIÈHC

» qu-ai-je besoin de répondre? Pouviez* vous ja- » mais rien faire de plus fort pour me justifier, » que de tomber dans cet excès ^ et dans ces cons tradictions palpables , en m'accufumt 7 Yous » faites plus pour moi que je ne pourrois faire » moi-même. Mais quelle triste consolation quand » on voit le scandale qui trouble la maison de » Dieu y et qui fait triompher, tant dliérëtiques n et d43 libertins ! Quelque fin qu'un saint pon- » tife puisse donner à cette affaire , je l'attends » avec impatience, ne voulant qu'obéir, ne crai^ » gnant que de me tromper, et ne cherchant que » la paix. J'espère qu'on verra dans mon silence, » dans 'ma soumission sans réserve , dans mon hor- > reur constante pour Fillusion, dans mon éloi«- » gnement de tout livre et de toute personne sus- » pecte, que le mal que vous avez voulu faire » craindre est aussi chimérique que le scandale a » été réel , et que les remèdes violens contre des » maux imaginaires se tournent en poison ». .

Fénâon, en envoyant cet écrit à Tabbé'de ^

Ghanterac, lui mandoit : <c J'opère que vous se-* Lettre du » rez content de ma réponse. Si on la trouve d'un ?J?f J* ' ^. * » ton un peu plus fort que mes autres écrits, c'est » que je ne puis m'émpêcher de montrer de l'hor- » reur pour tant d'accusations horribles, et quç » certains lecteurs pensoient que nxa modération

Fénélon. Tom. II. z4

!|IQ HISTQI&E DE FÉnÉLON,

» venait de la crainte de mon adversaire. Du I) reste y on n'a quà comparer mes expres^ipp^ » aux siennes , on me trouvera bien patient par « comparaisûn avec son llcreté, Fousp^Hif^ kim ^ Juger, par ^es daUps, ^m f9 n'ai mis çMe hf^it y^ jours à Jàiro ma réponse^ e'^^t.n'a^mr pas n perdu um momeni , et noindr pas éié emiar^ A rossé pour trouver p^s répanses. »•

Les adversaires de FarebeTeque d& Caiohrai furent frappa d'étonneme&t en voyant ^ Ré^ ponse succéder si rapidement aux Remmrçues de Févêque de Meaux -y et le cardinal de Bouillon , admirateur sino^e de Fénélon , disoit publique^ ment à Rome y m (0 que c'était le plus grand ef« » fort de Fesprît humain d .

U falloit qi^e cette réponse eût fait une terrible

impresûon sur Fabhé BosG|uet. On peut à peine

transcrire le& expressions qu'il ose se permettre

Lettre de ^^ parlant de' Fâiélon : « C*est i^e h4ie féroce

labbë Bos- » (Fénéton, wte ié6e Jërooe t ) qu'i) faut pour-

Buety du a5

nor. 1698. ^ suivre pour Fkonncur de F^iscopat et de la 2» vérité y ju^u^à <^ qu'on Fait terrassée et mise » hors d'^état de ne plus fa^re aucun mal. S. Au^ m gustin n'a-^t-if pas .poursuivi Julien jusfu'à la ^ mort?" Il iaut délivrer l'Eglise du plus gra^d » epnenii qu'^elle ait jamais ou. Je CFoi% quW

(^ Manuscriti. '

Page 1