LIVRE TnOISikHB. âSl
• aurai pas moins de reconnoissançe pour les % peines incroyables que vous souffrez depuis si 9 long-temps. Je n'aurai pas moins d'impatience » de vous-revoir, de vous embrasser^ de vous con* >» sulter et de vous regarder comme la consolation' » de toute ma vie. Mourons dans notre simplicité : 9 le ciel 6t là terre passeront^ mais les paroles de
» Jésus^ Christ ne passeront jamais Je prie Uem^ 19
» Dieu de vous conserver comme la prunelle de (Maui^r.) 3) mes yeux : quelle foie si Je puis vous embrasser ^ 9 vous entretenir, vous voir, vous faire promener, 3» vous aimer et vous révérer de plus en plus; » enfin, vivre et mourir avec vous! »
Ce fut à peu près à cette époque que le bruit se répandit que madame Gruyon étoit morte à la Bastille (0. La nouvelle en fut portée jusqu'à Cambrai et à Rome. On peut désirer de con^ nottre comment Fénélon s'exprimoit, avec un ami intime, sur un événement qui ne pouvoit pas lui être indifférent.*»... « On mande de Paris Lettre de » que madame Guyon est mort^ à la Bastille; ^^j^^ ^ »îe dois ^re après sa mort, comme pendant sa Chanierac, »' vie, que je n'ai jamais rien connu d elle qui ne (Manuscr.) » m'ait fort édifié. Fût-elle un démon incamé, » je ne pouiToi& dire en avoir su que ce qui m'a
(0 La nouvelle étoit fausse : c'étoit une femAie qui la seryoit qui yenoit eii effet de moxEtir à' la Bastille.
a32 HISTOIRE DE FÉnÉLOH,
» paru dans le temps : ce seroit une lâctielé » horrible que de parier ambigument là-dessus » pour me tirer d'oppression. Je n'ai plus rien » à ménager pour elle; la vérité seule mcure- N tient ».