‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai, composée sur les manuscrits originaux;Chapitre 54 sur 56 · N." XII. — PAGE · texte numérisé non relu

N." XII. — PAGE

— f' Nous avons déjà patlé des lettres de l^abbé de Lablet-»

terie , au sujet de la Relation du Quiétisme de l'abbé Pkélippeaax* Ces lettres détnôntreût et tengeht, de la minière la '^his évidente, l'innôcencè et la réputation de anadame Gnyon : il paroit que ces lettres achevèrent de ciMivaindr« et de désabuser tous ceux qui avoient pu toriierver un veste de prévention ; du moins on ne voit pat qae, depuis Cétle époque^ aucun écrivain ait é\ii t«nté de faire revivte les odieuses calôknniés dont elle avoit été l'objet. L'abbé de^ Lablètterie râppôf té même {^) « qu'il avoit demeuré dans une ville peu ébt- (0 Manuscrit. — (>> Lètuw ds l\lb)^ d« Lfeiblttterie.

DU LIVRE TROISIÈME. 38l

» gnëedeBlois, où madame Guyon passa les quinze

» dernières années de sa. vie; qu'il avoit eu souvent

1» occasion d'entretenir des personnes très - dignes de

» foi y qui lui avoient souvent parlé, avec admiration,

« de la patience et de la résignation de madame Guyon

n dans des infirmités continuelles; de son amour^pour

» les pauvres; de la simplicité de sa foi; de sm élpi-

» gnement pour toute voie extraprdinaire : elle avoit

9 pleinement renoncé aux vaines spécula tiona.. Jamais

» on ne Ui a eat^i^du diye la moindte pairoje df aigreur

» çcME^trç ceux qw l'a voient p^séciUée^; aii eMUoraire^

9 elle les excusoit, en dis^Rt, : 11^ ont; ciu bicfii faire;

» Diçu m'a VQidu biin^ilic»r ^^je w le mk p«ifi aaso:^ que

» son nom soit béni ! Ce IftQgagfi, ^o^m Vabhécfo La-

» bletterie, ne v€nfi[itpas,d!iï»p»issan«e 4ft^ap^itwtifi«r^

» puisqu'elle avoit offert, dans le tew^ ^ muHmit

7» toutes sortes de confirootations. ».

On observera enfin que ses vertueux, anaî^ (car personne assorément ne qpntesteca ce titrQ à de/^ hommes tels que Fénélon , BeauviUûers et Ckcvreuse ) cpnser-* vèrenvppttT elle^j insqu'à, la, fiiv de leur via, des senJin mens d'€5î|time qiû aiilqie^t. jiisqu'à.la véaératïQn^

Nous avQOs QonfroçM.é , ay^q la plu^ exac^f impartial lité, 1^ téniioignjaj^/efi^ opposés, d^s. amis et des pnnemis de madame: Qt^groo.^. ainsi) ^ue 1«^ nombreux; é.crits à^ sa main, qui ont passée sous i^os yeux; et nous sommes restés;ca;ivaMftcw que,, si eUe s'auka u»q partie d« ses mglheur^ pas nm zà\^ iuà^i^Qt. ^i. de& démarches m-, priudonkiesi^pai? un,l«iiga|j% peju cQ^tecili €^;di9s» maximes répréhca^sihk»^, dbB.éi^ iMa.de. misiki^.lm otimAei traitemens qu'elle eut kea^ipyep.

ÎSa PIÈCES JUSTIFICATIVES

N." XIII. — PAGE 3io.

Sur le Traité historique de la théologie mystique'

de Jurieu.

Ce Traité historique de Jurieu est sans contredit un de ses meilleurs ouvrages. Il est aisé d'observer ^'il avoit profité de la longue controverse de Bossuet et de Fénélon, pour étudier et saisir la question obscure et délicate qui en étoit l'objet^ il n'est pas moins certain qu'il expose y avec beaucoup de clarté , les di£férentes opinions y on peut même dire les différens systèmes des auteurs mystiques. C'est un mérite dont on doit lui savoir gré dans une matière si subtile, qu'elle échappe quelquefois à l'intelligence. Jurieu a£fecte de se montrer impartial envers Bossuet et Fénélon; mais cette impartialité consiste à les condamner l'un et l'autre : on doit bien croire qu'il ne négligea pas cette occasion de signaler sa vieille haine contre Bossuet, par im acharnement bien plus marqué. Il avoit à se venger de l'ignominie avec laquelle l'évéque de Meaux l'avoit si souvent traîné à son char dans les chainps de la controverse. Jurieu s'attache, dans la dernière partie de son ouvrage , à relever toutes les irrégularités de fonds et de forme du jugement qui avoit condamné Fénélon. Il démontre surtout , ce qui étoit assez fa« cile, que Fénélon auroit été bien plus fondé, que les disciples de Jansénius , à éluder le jugâaaent du saint Siège par la distinction àujint et du droit y ou par le sens de V auteur et celui du livre / mais plus Jurieu s'ef-

BU. LIVRE TROISIEMC» 383

force -ie donner des couleurs spécieuses à son opinion^ plus il fiiit , S9tns le vouloir ^ Téloge de Fënéli>n. Qu'on compare la gloire qui est restée à Fënélon par sa généreuse soumission , avec les troubles que l'entêtement et le défaut de bonne foi de quelques novateurs ont excités dans l'Eglise; et on reconnoîtra que Bossuet et Fénélon ont également bien mérité de la religion dans cette grande controverse; l'un^ en assurant les droits de la vérité ; et l'autre ^ en affermissant l'autorité de l'Eglise.

N.- XIV. —PAGE 3l6.

Sur un manuscrit de Fénélon, qui devait itre remis

au Pape après sa mort, .

Nous avons un manuscrit très-volumineux de Fé-

nélon y écrit en latin ^ et entièrement de sa main* Il a

composé cet ouvrage après la condamnation de son

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