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de ce genre, sans se donner la peine de remonter aux sources , pour rechercher la vérité avec cette impartialité et cette critique judicieuse qui peuvent seules y conduire, g Mais nous trouvons dans la Correspondance de Fénelon des témoignages positifs, à l'appui de notre exposé. Le P. Daubenton 9 Jésuite, qui résidoit alors à Rome, en qualité d'assistant de France auprès du général de la compagnie, jouissoit de la confiance particulière du pape Clément XI ; et ses relations journalières le mettoient à portée d'être bien instruit de tout ce qui se passoit, relativement à Texamen de l'ouvrage du P. Quesnel. Il Yoici ce qu'il écrivoit à Fénelon, le i6 septembre 1713 (i) : « Jamais « peut-être aucun livre n'a été examiné, ni plus « longtemps , ni avec plus de précaution ( que « celui du P. Quesnel. ) On a employé à cet c examen, pendant près de trois ans , les plus « habiles théologiens de Rome, tirés dé toutes « les écoles les plus fameuses, et de tous les corps < religieux qui font une étude particulière de la « théologie. On comptoit parmi les examinateurs, a deux Dominicains , deux Cordeliers, un Augusff tin , un Jésuite , un Bénédictin, un Barnabite, « et un prêtre de la Congrégation de la Mission. « Après dix-sept conférences, de quatre à cinq heu-
(1) Comsp. de Fénelon^ t. IV, p. 3a5.
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a res chacune, tenues entre ces théologiens, en a présence des cardinaux Ferrari et Fabrooi, on a examina encore toutes les propositions en préci sence du Pape et de neuf cardinaux de la coii«' 4 grégation du Saint-Office, dans yingt*-trois con* a grégations, où se trouvèrent tous les théologiens a qui avoient été chargés de Texamen préliminairei a ainsi que tous les consulteurs ordinaires du Sainta Office. Le commissaire du Saint-Office, qui est a toujours un Dominicain, et le général des Dooiia nicains, s'y trouvoient également, ainsi qu'un tt grand nombre de prélats. On commençoit, dans a ces congrégations, par examiner si la proposition « latine étoit fidèlement traduite du françois ; puis ce on examinoit le sens et la qualité de la proposia tion. Il n'y a aucune proposition qui n'ait coûté ce au Pape trois ou quatre heures d'étude particua lière, »
Nous trouvons, dans une autre lettre du P. Daubenton, écrite plus de quatre mois avant la promulgation de la Constitution Unigenitus, un fait qui prouve l'attention extrême que Clément XI apporta à l'examen du livre du P. Quesnel(i), a Sa Sainteté, a dit le P.Daubenton, me fît l'honneur de me mon- (c trer ce qu'elle a écrit de sa propre main, sur cha* a cune des quatre-vingt-quatre propositions qui ont
(i) Lettre du aa avril 1713. {Corresp, tlV, p. a 19.)