‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 2)Chapitre 116 sur 157 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

çoient en même temps la condamnation du livre du P. Quesnel. On pouvoit s'étonner avec raison, d'une opposition si vive à un jugement qui ne faisoit que condamner un livre qu'ils condamnoient eux-mêmes. En supposant même qu'ils aperçussent de bonne foi des difficultés, dans quelques dispositions de la Bulle, comment des évêques, et surtout des évêques catholiques, pouvoient-ils croire leur conscience engagée à résister à un jugement revêtu de toutes les formes canoniques ? On demande à tous les esprits sages et raisonnables, si de pareils motifs pouvoient mériter que des évêques exposassent l'Église aux dangers d'un schisme, et l'État à des divisions interminables.

1 La plupart des évêques de France qui n'a voient pas assisté à l'assemblée du clergé , en adoptèrent les actes, et publièrent aussitôt la Bulle, avec l'/zzslruction pastorale qui leur avoit été adressée. Rien n'étoit plus propre que cette conduite^ à manifester laccord parfait des évêques, sur la question qui occasionnoit, depuis plusieurs années, tant de troubles et d'agitations. Aussi Fénelon ne crut pas devoir donner d'autre Instruction que celle de l'assemblée, à la partie de son diocèse qui étoit soumise à la domination du Roi. Mais cette manière d'accepter la Bulle parut sujette à difficulté, pour la partie du diocèse de Cambrai que le traité d'Utrecht avoit soumise, en 1713, à la domination de TEmpe-

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reur (i). L'internonce de Bruxelles fit savoir à Fénelon, que les tribunaux de cette domination, déjà mal disposés à l'égard de la nouvelle Constitution, pourroient trouver mauvais qu il fît publier, en leur pays, un Mandement émané de l'assemblée du

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