HISTOIRE D£ F£N£LON
observa même, avec peine, que Louis XIV ne donna pas, après la mort de Fénelon, le plus foible témoignage d'intérêt à ses neveux. Les principes austères de leur oncle ne lui avoient pas permis de les appeler, par son testament, à partager les foibles débris d'une succession ecclésiastique ; et il avoit la douleur de les laisser dans un état de gêne, peu assorti à la noblesse de leur origine , et à l'éclat qu'il avoit ajouté lui-même à son nom.
Quant à madame de Maintenon, nous voyons seulement que madame de Caylus, toujours franche et vraie dans ses sentiments , s'empressa de l'in* struire , avec une vive et touchante émotion, de la première nouvelle de la maladie et du danger de Fénelon : ce M. de Cambrai est bien mal, écrivit ma- « dame de Caylus à madame de Maintenon ; je suis (c assurée qu'on prie bien Dieu pour lui à Saint* « Cyr, et que vous ne vous y oubliez pas. » Nous n'avons point la réponse de madame de Maintenon à cette lettre ; mais depuis la première édition de cette Histoire^ on a eu la bonté de nous communiquer une lettre que madame de Maintenon écrivit à M. Languet, curé de Saint--Sulpice, le lo janvier 1715, trois jours après la mort de Fénelon. On y lit
quoit bien au besoin^ sans être dans la disposition de le rappeler à la cour, ni de lui rendre sa confiance. ( Noie di l'auteur,)