‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 2)Chapitre 135 sur 157 · LIVRE HUITlànif · texte numérisé non relu

LIVRE HUITlànif

fait entendre du fond du tombeau , pour parler à tous les cœurs sensibles et religieux.

ff Quoique ma santé soit en l'état où elle est « dordinaire, je dois me préparer à la mort. C'est « dans cette vue que je fais et que j'écris de ma « propre main le présent testament ^ révoquant et « annulant, par celui-ci, tout autre testament anté- « rieur.

« Je déclare que je veux mourir entre les bras

« de l'Église catholique, apostolique et romaine, ma

« mère. Dieu, qui lit dans les cœurs, et qui me ju-

< géra, sait qu'il n'y a eu aucun moment de iha vie,

« où je n'aie conservé pour elle une soumission et

« une docilité dé petit enfant, et que je n'ai jamais

« eu aucune des erreurs qu'on a voulu m'imputer.

« Quand j'écrivis le livre intitulé : Explication des

« Maximes des Saints j]c ne songeois qu'à séparer

« les véritables expériences des saints , approuvées

^ de toute l'Église, d'avec les illusions des faux

« mystiques , pour justifier les unes et pour rejeter

« les autres. Je ne fis cet ouvrage, que par le con-

« seil des personnes les plus opposées à l'illusion ,

« et je ne le fis imprimer qu'après qu'ils l'eurewt

« examiné. Comme cet ouvrage fut imprimé en

« mon absence, on v mit les termes de trouble invo^

« lontaire^ par rapport «à Jésus -Christ, lesquels

T. IV. ag

45o HISTOIRE l>£ réTiSLtON.

ce n'étoîent point dans le corps de mon texte origi- « naly comme certains témoins oculaires d'un très- «c grand mérite l'ont certifié, et qui avoient été mis « à ia marge ) seulement pour marquer une petite « addition, qu'on me conseilloit de faire en cet ence droit-là, pour une plus grande précaution. D'ail- « leurs, il me sembloit, sur l'avis de» examinateurs, a que les correctifs inculqués dans toutes les pages a de ce petit livre, écartoient avec évidence tous les « sens faux ou dangereux. C'est suivant ces correc- « tifs que j'ai voulu soutenir et justifier ce livre , « pendant qu'il m'a été libre de le &ire; mais je n'ai « jamais voulu favoriser aucune des erreurs en quesa tion, métier aucune personne que je connusse te en être préifenue. Dès que le pape Innocent XII m a eu conda/nné cet ouvfngCyfai adhéré à ceju" « gementy du fond de mon cœur et sans restriction ^ a comme f assois dH abord promis de le faire. Dece puis le moment de la condamnation j je n^aiju'a mais dit un seul mot pour justifier ce livre. Je v( nai songé à ceux qui l'aç^oieni attaqué , que « piUir prier avec un, zèle sincère pour eux , et que « pour demeurer uni à eux dans la charité fm^ a ternelle.

« J\e soumets à l'Église universelle et au siège « apostolique tous les écrits que j'ai faits ; et j'ycon-

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