LIVRE UtJITlàMK
« damne tout ce qui pourroit m'avoir échappé, au a delà des véritables bornes. Mais oq ne doit m'at-> a tribuer aucun des écrits que l'on pourroit faire « imprimer sous mon nom ; je ne reconnois que c ceux qui auront été imprimés par mes soins , et a reconmis par moi pendant ma vie. Les autres c pourroient , ou n'être pas .de moi , ou m'étre « attribués sans fondement f ou être mêlés avec « d'autres écrits étrangers , ou être altérés par des « copistes.
« k Dieu De plaise que je prenne ces précautions «par une vaine délicatesse pour ma personne! Je « crois seulement devoir au caractère épiscopal , a dont Dieu a permis que je fusse honoré , qu'on a ne m'impute aucune erreur contre la foi , ni aua cun ouvrage suspect. »
Le troisième article ne renferme que des legs et des récompenses à ses domestiques.
« Je souhaite que mon enterrement se fasse dans « l'église métropolitaine de Cambrai , en la maa nière la plus simple ^ et avec le moins de dépense a qu'il se pourra. Ce ri est point un discours mo^ « dest€j que je fasse ici pour la forme; c^est que 9ije crois que les fonds qu^ on pourroit emphrer a « des funérailles moins simples^ doivent être rér « sensés pour des usages plus utiles^ et que la mo^
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« <lestie des funétmlles des é^féqucs doit appren^ « dre aux laïques à modérer les vaines dépenses « qtionfaii dans les leurs.
<c Je nomme et constitue pour mon héritier unic versel, Léon de Beaumont, mon neveu, fils d'une <r de mes sœurs, en qui j'ai i*econnUy dès son ence fance, des sentiments dignes d'une singulière ami- <K tié, et qui n'a jamais cessé, pendant tant d'années, a d'être pour moi comme le meilleur des fils pour ce son père. Je ne lui marque rien, et je laisse tout à «c sa dévotion , parce que je suis pleinement perce suadé qu'il fera,. de concert avec mes deux exé- « cuteurs testamentaires , le meilleur usage qu'il tt pourra , de ce qu'il trouvera de liquide dans ma ce succession.
a Je nomme pour exécuteur du présent testament, a M. l'abbé de Chanterac, mon parent , qui a été a mon conseil dans ce diocèse, qui m'a témoigné une a amitié à toute épreuve, et pour qui j'ai une grande « vénération. Je dénomme aussi M. l'abbé de Lancrgeron, ami précieux, que Dieu m'a .donné dès « notre première jeunesse , et qui a fait une des ce plus grandes consolations de ma vie (i). J'espère
(i) FénelDH, daus un codicile du 5 janvier 17 iS, substi* tua à Tabbé de Langeron, défunt, Tabbé de Fénelon, son petit-neveu. (Corresp, t. XI, p. i43.)