‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 2)Chapitre 34 sur 157 · LIVRE SEPTIÈME. 1 O · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. 1 O

« VOUS y voii'j et vous jr entretenir sur diverses n choses. Si je ne vous donne pas souvent de mes a nouvelles, vous croyez bien que ce n'est pas manc que d'amitié et de reconnoissance ; elle est assu- « rément telle qu'elle doit être.

« Louifi. »

Fénelon, par égard pour lejeune prince lui-même, et pour éviter de donner de l'ombrage au Roi , ne jugea pas à propos d'aller le trouver à Yalenciennes, ainsi qu'il l'y avoit invité. C'est ce que nous fait entendre une seconde lettre du duc de Bourgogne , qui suivit de très-peu de jours la première (i). « Votre lettre m'a été rendue en particulier, mon « cher archevêque; et je vous envoie la réponse ce par la même voie. C'est la meilleure dont vous a puissiez user, lorsque vous le jugerez à propos. « L'électeur de Cologne (a) a fait savoir à M. de ce Vendôme qu'il désireroit me voir; et à cause des « inconvénients du cérémonial , et que je ne pour* « rois pas lui donner autant qu'il prétendroit, il « a été convenu que je ne le yerrois qu'à cheval; « et je crois que ce sera le jour de la revue de l'ar- « mée. Ainsi, faites-lui la réponse que vous avez a projetée. Je sais que ce prince a plus de mérite

(i) Lettre du même au même; de Valenciennes y 21 mai 1708. ^Corresp. 1. 1, p. aiA-) (a) Cléroent-Augttste de Bavière.

IIO HISTOIRE DB F^NfiLON.

tf qu'on ne lui en croit; je le connois par moia même.

a Je suis charmé des ai^is que vous me donnez ec dans la seconde partie de votre lettre; et je c< vous conjure de lesrenoweler toutes les fois qu il a vous plaira* Il me parott^ Dieu merci ^ que f ai <r une partie des sentiments que vous rrijr inspirez^ « et que me faisant connottre ceux qui me man-a quent^ Dieu me donnera la force de tout accom^ et plir^ et (Fuser des remèdes que vous meprescria vez. Il parott que pour ne guère nous voir^ « vous ne me connoissez pas mal encore... J'aurai ce une attention particulière à ce qui regarde les « églises et les maisons des pasteurs; c^est un point (c essentiel; et je garderai sur ces points une exacte ce sévérité. Continuez vos prières, je vous en sup- « plie ; j'en ai plus besoin que jamais. Unissez-les aux a miennes; ou plutôt, je les unirai aux vôtres: car a je sais qu*en pareil caSj Févéque est au-dessus « du prince. Vous faites très-sagement de ne point « vetiir ici (à Valenciennes) ; et vous en pouvez /ua ger^ parce que je rHai point été coucher h Camtf brai,jy aurois été assurément j sans les raisofis « décisisfes qui ni* en ont empêché. Sans cela^fau- « rois été ravi de vous voir ici^ pendant le se- ^ jour que f y ferai ^ et de vous y entretenir sur V beaucoup de matières où vous auriez été plus a capable que personne de niéclaircir ^ et de

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