‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 2)Chapitre 68 sur 157 · LIVRE SEPTIJSME. Iki'J · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIJSME. Iki'J

« venir à Chautnes vers la fin de la campagne, il « vaut mieux que je me borne à n'y aller qu^alors. « Je n'ai pas fait cette réponse à M. leVidame; mais « je la garde in petto, p

Le duc de Chevreuse ne put aller à Chaulnes qu'au mois de novembre ( 1 7 1 ï ) ; et ce fut alors que Fénelon rédigea les tables dont nous allons rendre compte. Elles forment une suite de tableaux, où chaque objet est indiqué avec autant de pré» cision que de clarté (i).

Chaulnes , et mourut maréchal de France , le 9 novembre 1744* Cette seconde branche des ducs de Chaulness*est éteinte de DOS jours. Fénelon craignant de nuire au succès de la grâce qu'on sollicitoit alors pour le Yidame d'Amiens , se refusoit le plaisir d'aller le voir à Chaulnes. [Note de l'auteur.)

(1) A l'époque où le cardinal de Bausset publia les premières éditions de cette Histoire , les Plans de gouvernement dont il est ici question, étoient encore inédits. Il crut donc devoir les faire imprimer parmi les Pièces justificatives de ce livre. Ces Plans ayant été publiés depuis, dans le t.XXII des Œuvres de Fénelon, nous les avons supprimés dans les Pièces justificatives^ aussi bien que d'autres pièces qu'on peut aisément consulter dans la même collection.

On trouve quelques tableaux du même genre, dans le tome III des Opuscules de Vahhé Fleury^ sous le titre A* Avis à Louis f duc de Bourgogne, puis dauphin, (Page 273, etc.) Ces tableaux n'embrassent pas, à beaucoup près, tous les objets que Fénelon a fait entrer dans les siens ; il paroit que l'abbé Fleury n'eut pas le temps d^achever son travail ; et nous sommes portés à croire que c'est un simple projet, qui ne fut pas rois sous les yeux du jeune prince. Toutefois, il se-

2^8 HISTOIJIË i)£ FÉNELQN.

Projet pour Le premier tableau, intitulé : Projet pour U pré*

le présent: ^^^^ f^\ ^çf^ j^ jj^^^ j^ Fénelou suf la paîx à

faire la paix ... ...

à tout prix, faire. Il ignoroit alors que les préliminaires venoient d'être signés, peu de jours auparavant, entre la France et l'Angleterre; ce secret étoit encore renfermé dans les cabinets de Versailles et de Londres; la reine Anne en avoit fait un mystère à ses alliés mêmes ; et elle s'occupoit à les disposer à accéder de gré ou de force à ses vues pacifiques : mais tout pouvoit et devoit encore faire craindre qu'ils ne résistassent à ses instances. Dans cet état de choses, Fénelon persiste à penser que la paix doit être achetée sans mesure ; il indique seulement qu'on doit éviter de comprendre , dans les sacrifices nécessaires pour l'obteniri Arras et Cambrai , qui y depuis la perte de Lille et de Bouchainj étoient devenues deux

roit intéressant de comparer les tableaux de Fénelon avec ceux de Tabbé Fleury ; les vues diflerentes qu'ils y expriment sur quelques points d'administration, sont en barmonie avec les opinions qu'ils manifestent dans leurs écrits, particulier reraent sur l'autorité du saint-siége et sur les libertés de l'Église gallicane. Aussi, Fcnelon, malgré son estime et son amitié sincère pour l'abbé Fleury, regardoit-il comme trèsimportant de prémunir le duc de Bourgogne contre les principes de cet auteur. [Lettre de Fénelon au duc de Chevreuse , du 9 juin 171 1. Correspondance, t. T', p. 45^*) On peut consulter, à ce sujet, les ouvrages que nous avons indiqués plus haut, 1. 1% p. 161, note a. (Édit.)

(1) OEuvres de Fénelon, t. XXII, p. 576, etc.

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