‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 2)Chapitre 69 sur 157 · LIVRE SEPTIÈME. 2^Q · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. 2^Q

places importantes pour la sûreté intérieure du royaume.

Entre les moyens de soutenir /a guerre ^ si on n'obtient pas la paix, il s'attache à conseiller « ctéi^iter « une bataille j en se bornant à coui^rir les places^ « et en laissant même prendre les petites ; mais il « pense en même temps, quà toute extrémité ^ il 9. faut liurer bataille y au hasard même détre battu ^ « pris^ tué as^ec gloire. »

Il désire qu'on établisse auprès du Roi, a un a conseil de guerre , composé de maréchaux de ff France et autres officiers expérimentés, qui sa- « chent ce qu'un secrétaire d'État ne peut savoir, tf qui parlent librement sur les inconvénients et « abus , qui forment des plans de campagne de « concert avec le général chargé de l'exécution , « qui donnent leur avis pendant la campagne , qui « n'empêchent pourtant pas le général en chef de a décider sans attendre leurs avis, parce qu'il est (c toujours capital de profiter du moment. j>

Le second tableau présente un plan de réforme Plan de réforme après la paix ( i). Fénelon croit « que les garnisons ^Y^ * ^î* * a et les ouvrages des places de guerre sont une taire, politique « cause de ruine: que les fortifications tombent dès «5^*«"«"«*.

* admimstratioa

« qu'on manque d'argent, ou dès qu'il vient une intérieure , etc. « guerre civile ; que la supériorité d'armée fait tout, c Qu'il faut peu de régiments, mais nombreux en

(i) Œuvres de Fénelon^ t. XXII, p. S77.

a4o HISTOIRE D£ FÉNELOIT.

cr hommes et bien disciplinés, sans aucune vénalité, a pour aucun prétexte ; jamais donnés à des jeunes «( gens sans expérience , avec beaucoup de vieux oF- « ficiers. Bien traiter les soldats pour la solde, les <c vivres et les hôpitaux. Bons appointements aux (c colonels et aux capitaines. Ancienneté d*ofHcier tt comptée pour rien, si elle est seule. Ne point « laisser vieillir dans le service les hommes sans tacc lent; avancer les hommes d'un talent distingué.

a Les enrôlements doivent être très-libres, avec a certitude de congé après cinq ans , et jamais au- « cune amnistie.

a Au lieu de Thôtel des Invalides, il seroit préce férable de payer de petites pensions à chaque ince valide dans son village (i). »

Fénelon manifeste, sur \2i politique extérieiu^ey des principes qui peuvent être défendus et combattus par des considérations également plausibles.

(( Jamais de guerre générale avec l'Europe.

(c Rien à démêler avec les Anglois. »

On trouve, dans le troisième tableau, Vordre de dépense que Fénelon propose /;owr la cour (a). Il se

(i) Voyez, à l*appui de cette idée, le Tableau hisi. etpiUor. de Paris, par M. de Saint-Victor; t. IV, i""' partie, p. 80.

(a) Œuvres de Fénelon, t XXII, p. 578.

Voyez, parmi les Pièces justificatives de ce livre, u. III 1 quelques Réflexions sur les dépenses en bdtinientSy reprochées à Louis XIV.

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