LIVRE TROISIÈMK. IO
davantage de langueur du langage théologîque(i). Quelque satisfaisantes que parussent les explications de l'archevêque de Cambrai, l'évêque de Cliartres pensa d'abord qu'un désaveu pur et simple, de sa part, étoit nécessaire dans les circonstances. « Les « efforts que j'ai faits, mon cher prélat, écrivoit-il à «i FénetoD, lesS mai 1697 (2), pour obtenir de vous « ce que j'avois l'honneur de vous dire hier, n'ont * point été un effort de mon envie de vaincre... « Le crédit -que votre livre donne , contre votre H intention, au quiétisme de nos jours, m'effraye et «c m'afRige plus que je ne puis vous dire. I^s Quién listes iront plus loin, malgré vos expressions et vos a exceptions les plus formelles; ils sauront bientii-er « de votre livre d'étranges conséquences, et celles o même que votre piété a rejetées avec horreur. Si « vous soutenez ce livre par des explications, on le « tiendra boa, utile, sain dans la doctrine; on le réim- « primera; on accusera dc^peu d'intelligence, ou de a mauvaise intention, tous ceux qui te condamae- « ront.. Ainsi, il aura cours; les ennemis de la vérité- « en triompheront; ils feront par là des dommages « infinis. Pardonnez à ma tendresse; elle est toujours « avec mon respect ordinaire, et sans intérêt. »
(i) Voy«, ci-aprèa, nu n. Il des Piètxs Justificatives de ce troisième livre, de plus amples détails, fur ce />n>/>f<f «ne noaveUe édition du livre des Maximes.
(a) Cortvtp. de Fénelnn, t, Vil, p. ^3.
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