LIVRE TROISIÈME. Il
n cette raison, qu'ils oDt rédigé par écrit tes propoa sitions qu'ils ont jugées dignes de censure. (Bo9- ■ suet tes portoit à quarante-tiuit, et il les repréa sentoit eu grande partie comme autant d'erreurs V dans la foi; et un très-grand nombre d'autres u comme contraires à lafoiy induisant toutlequiéa tisme, des choses abominables ^ des conséa quences affreuses, désavouées à ta vérité par a l'auteur, mais dont il posoii le principe : qu'on « ne pouvoit donc pallier une doctrine mauvaise o par elle-même, odieuse, inexcusable^ et quiftùa soit horreur.) Il fînissoit par accuser Fénelon, a d'avoir supposé^ tronqué, altéré^ probablement a sans mauvais dessein, et pris à contresens, plus s de dix ou douze passages de saint François de K Sales ; et il concluoit que tout le livre des « Maximes n^ était, depuis le commencenwnt juso qu'à la fin j qu'une apologie cachée du quiéo tisme (i). »
Toutes les protestations de tendresse que Bossuet mêloit à ce tangage si véhément, achevèrent d'aigrir Fénelon , parce qu'il croyoit y apercevoir un défaut de sincérité, dont la franchise de son carac-
(i) On verra plus bas, n. Sg, que le reproche de faUificatiott étoit uniquement fondé sur quelques citations des Entretiens de saint François de Sales, faites par Fénelon, d'après une édition peu correcte, dont l'authenticité ne lui paroissoit pas douteuse. (Éoit.)
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Il6 HISTOIRE UE FÉNKLON.
tère s'îadigDoit. a II nous est dur, disoit Bossuet, « dans son Mémoire (i), de parler ainsi du cher « auteur à lui-même, d'un ami si accoubtmé à a entendre ma voix, comme f étais de ma part « si accoutumé à entendre la sienne. Dieu y sons « les yeux de qui j'éci'is , sait avec quel gémisse- « ment je lui ai porté ma triste plainte, sur ce « qUun ami. de tant (tannées me juge indigne de o traiter avec lui , moi qui liai jamais éle\>é ma
u voix contre lui, tT un demi-ton seulement
a J'impute seulement à mes péchés l'éloignement
« qu'un tel ami a marqué de moi ; un ami de toute
« la vie, un cher auteur, Dieu le sait, que je
« porte dans mes entrailles, a Quant au refus
d'admettre les explications que Fénelon prétendoit
donner, Bûssuèt disait qu'elles n'étaient pas rece-
^^ vables , parce qu'elles n'étoient pas sincèrvs (a).
Il reiiue d'abord Fénelon a fait connaître lui-même les motifs qui
e s r nn re. ^^ j^j avoient pas permis d'accepter les conférences
proposées par Bossuet. « Ces conférences (3) au-
ff roient renversé le projet d'examen arrêté avec
« l'archevêque de Paris, et dont le Roi avoit agréé
« le plan ; elles l'auroient rejeté entre les mains
« de M. de Meaux , qui joignoit à toutes ses an-
(i) QEuerei de Bosmet, t.XXVlll, p. ^-JT , 391, etc. W ïèiJ.p. 397.
(3) Xép. à la Relation sur le quiétisme, n. 74- {Œuvres, t. VI, p. 479.}
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