‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 4 sur 111 · LIVRE TROISIEME. .H · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME. .H

« mes des Saints sur la vie intérieure. Ot ouvrage a «toit, dans l'origine, beaucoup plus étendu qu'il n'a « pai-u dans le livre imprimé; Fénelon y avoit mis « tous les principaux témoignages de la tradition. « L'archevêque de Paris trouva l'ouvrage trop long; a par déférence pour lui, Fénelon l'abrégea ; il le « rapporta eu cet état à l'archevâque de Paris, qui le « relut encore avec lui et l'abbé de BeauTort, princî- « pat grand vicaire du diocèse de Paris. Non content « de ce premier examen, Fénelon laissa son manu- « scrit entre les mains du prélat. » 11 lui écrivitmèiiie pour provoquer de sa part l'examen le plus rigoureux. « Rien ne presse, Monseigneur, pour donner « au public l'ouvrage que vous lisez. Vous savez « mieux que personne ce qui m'a engagé à le faire... n C'est de bonne foi que je me suis livré à vous K poui' supprimer, retrancher, corriger, ajouter ce « que vous croirez nécessaire.... Encore une fois, « je ne presse ni ue retarde; c'est à vous, Monsei-

« gnetu', à décider A l'égard du choix d'un

« homme qui puisse vous aider dans un si grand « travail, vous savez que je vous ai donné tout « pouvoir sur moi et sur mon ouvrage (i). »

D. 6t). Ici, cnmme en bien d'autres endroils, le cardinal de Bausset donne setilement la subsl.ince du lexle cité, et non les propres expressions. (Ëdit.)

(i) Lettre tfit Féitelon à M. fie Noaifles, iT oclohw 1696. {Cornifi. flv Fénelon, l. VII, p. îoo.)

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Sa IIISTOIHK De flîNHLOK.

'« L'arclievcque de Paris garda le inaTiiiscrit de « Fénelon eiivii'on trois semaines, et le lui rendit, <c en lui montrant des coups de crayon qu'il avoit V donnés, dans tous les endroits qui lui parurent « devoir être retouchés, pour une plus grande pré- « caution ; Fénelon retoucha en sa présence tout «ce qu'il avoit marqué, et il le fit précisément « comme ce prélat l'avolt désiré. L'archevêque de « Paris, touché de tant de confiance, ne put s'em- K pêcher de dire, peu de jours après, au duc de Chctf vreuse, qu'il ne trouvoit à M. de Cambrai qu'un « défaut, celui d'être trop docile (l). »

Fénelon a publié ces faits h la face de toute la France et de toute l'Europe, et l'archevêque de Paris ne les a jamais contredits; « il a seulement pré- « tendu (2}, qu'il avoit représenté à Fénelon que « \e projet éloit hardi; mais malgré la hardiesse «da projet, il en approuva l'exécution, et jugea le B fivK correct et utile. Il refusa à la vérité de lui « donner son approbation par écrit; mais ce fut « uniquement parce qui! avoit des mesures à gar- « der avec Bossuet, dont il avoit promis d'ap^ « prouver le Hvre. »

Fénelon 6l plus encore : « L'archevêque de « Paris désira qu'il montrât son ouvrage à quelque

(1) Réponse à la Relation. Jbld. a. 68. (a) Ibid. h. 69.

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