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portement de son neveu, dans un plan d'attaque qui avoit paru d'abord répugner à la noblesse de sa grande âme. Il publia donc au mois de juin 1698, sft Relation sur le quiétisme : || ouvrage plein de sel et d'agréments, qui couvroit de ridicule la personne et les écrits de madame Guyon, et quirepréseotoit l'archevêque de Cambrai comme le fauteur de sa doctrine, comme le partisan de ses extrava* gances , en un mot , comme le Montaa de cette iKHivelte Priscille {\). i ^^
Cette fameuse Relation étoit appuyée tout en- Objet de cet tière, sur les manuscrits que madame Guyon avoit ^"^"SÇt
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confiés à Bossueten 1693(2); sur les lettres pleines qu'il produit de tendresse, de respect et de déférence, que Féne- '"' ' ''" Ion lui avoit écrites, dans un temps où il le regardoit comme son père, son ami , son maître dans la science ecclésiastique , et son supérieur dans l'ordre delahiérarchie(â); enfin, sur une lettre de Fénelon 5 madame de Maintenon, 011 il s'étoit ouvert à elle avec tout l'abandon de la confiance et de l'estime (4). L'évêque de Chartres, persuadé par les moti& de conscience que lui avoit présentés Boa-
(1) Voyez t;i<deuiH la note i de la p. 1S7.
(a) Voyez ci-dessus, 1. 1", Ht- Il , n. 28.
(3) Ibid. n. 37 et 39.
{4} Il s'agit ici de la Lettre de Fénelon à madame de Maiif tenon, du mois de septembre 1696, dont i) a été question plus haut, p. «9, (Édit.)
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ai6 HISTOIRE UX FÉVELON.
suet, lui avoit remis celte lettre, qu'il tenoit de madame de Maintenon , et l'avoit autorisé de sa part à en faire usage.
Bossuet avoit lié ces pièces principales, par le récit de quelques faits historiques plus ou moins essentiels, plus ou moins indifférents : mais il avoit mis tant d'art dans cet exposé, il avoit trouvé le moyen de répandre tant de charme et d'intérêt dans un sujet si grave et si sérieux; il avoit feit ressortir avec tant de Bnesse , et sous une forme si piquante , les singularités, les visions et les prétentions de madame Guyon ; il avoit su mêler d'une manière si naturelle à ces scènes ridicules, des mouvements d'une éloquence noble et épiscopale ; il y paroissoit déplorer avec tant d'onction V éblouisse ment de l'archevêque de Cambrai ; il présentoit avec des circonstances si spécieuses le récit de leurs premières discussions; en un mot, il avoit su rassembler, dans cet Écrit si court , tant de choses et de faits, sans mélange et sans confusion, qu'il réuaissoit, pour le style et pour. le raisonnement, tous les genres de mérite qu'on ne pouvoit guère espérer de rencontrer dans une composition de cette nature. 11 peut encore être regardé comme un des morceaux les plus accomplis, dans le geni-e polémique.
Rien aussi ne peut être comparé au succès qu'il eut, aussitôt qu'il fut devenu public. On peut s'en former une idée par une lettre de madame de Main-
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