‹ Histoire de Fénelon, archevêque de Cambrai (volume 3)Chapitre 48 sur 111 · LIVRE TROISliMB. a · texte numérisé non relu

LIVRE TROISliMB. a

e maître de mes inquiétudes. Mais à préseot que K U vérité est connue, et que vous avez fait ce qui « dépend de vous pour l'éclaircir et pour la défean drf> ; tout <:e qui pourroit arriver me paroitroît « un ordre si particulier de la Providence sur nous, « que je n'oserois ni m'en plaindre à Dieu, ni même ■ en être affligé. Je me soumettrai tranquillement à a son bon plaisir. i>

Lorsqu'il alla présenter au Pape la Ré/ionse tl« Fénelon à In Relation de Bossuet, ce pontife, qui l'avoit déjà lue, l'arcueillit avec une affection et une l)onté encore plus sensibles que dans ses audienres précédentes. Il eut l'occasion de faire la même observation auprès de tous les cardinaux et des prélats les plus distingués de la ccHir de Rome. On voyoit tellement qu'ils étoient soulagés d'un poids qui oppressoit leur Ame ; tant la réputation de Fénelon étoit chère à tous les amis de la religioiiet de l'Église ! tant il avMl été nécessaire qu'il manifestât dans sa Réponse le courage, l'indignation, la force et l'évidence qui appartiennent à l'innocmce outragée!

Ce retour subit de l'opinion en faveur de Féne- . Ion, parut frapper l'archevêque de Paris et l'évêqne '^""(^"^ de Chartres, et les disposer un moment à se taip- Akàrtni

H npproehrr

• saJouleur, s'assit sous un genièvre; et souhaitant la-mort, de Fénelon.

• il dit à Dieu : Seigneur, c'est asse/ ; retirez non Ame île

• omo corps, c*r je ne suis ]>■& «netlleiir que mes pères. ■ (in* livre det Rail, u% , 4.)

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procher de lui. Cette malheureuse guerre avoit pris une direction entièrement contraire à leurs vues et à leur attente ; la Téhémence de Bossuet les avoit écartés, malgré eux , de ces mesures de bienséance et (le ce système de modération , auxquels ils auroient voulu rester 6dèles ; ils ne pouvoient d'ailleurs ignorer les fâcheux effets qui résultoient d'une controverse si animée entre les membres les plus respectables de l'Église de France; leur piété s'affligeoit de voir leurs noms rappelés sans cesse, dans des écrits qui étoient devenus un sujet de scandale, bien plus que d'édification.

I La correspondance de Fénelon nous apprend en effet, qu'à cette époque plusieurs de ses amis de Paris lut maadoient que rarcbevêque de Paris, Tévéque de Chartres et madame de Maintenon ellemême, paroissoient disposés à entrer dans des voies de conciliation (i). « Je vous envoie, écrivoit Féa nelon à l'abbé de Chanterac, la copie d'une lettre « de M. Clément(a), qui est toujoui-s grand ami de « M. de Chartres. £lle regarde une négociation « (qu'il est chargé de me proposer) Il me fait

( I ] Lettres de FéiwloH à l'abbé de Chanterac , des 7 «oùt , 6 et II septembre, et iti octobre 1698. (Correi/i. L IX, p. 3ig, il*, 487, 5i7et Sso.)

' (a) L'abbé Clément étoit alors granil vicaire de Rouen ; il devint, en 1701, év£qne de Périgueux. (Voyei la Corref pondanee de FéneUta , t. XI , p. 3uz.) (ÉdIt.)

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