LIVRE TBOISliBIE. i'j
i porte à &UX, sur d'autres faits qui disparoissent «comme le premier (i), »
Bossuet y qui reprochoit i Féneton de s* attacher à des minuties , avoit fait lui-même une observation assez minutieuse. Fénelou, dans sa lettre au Pape, avoit simplement indiqué à ta marge les livres de madame Guyon , avec quelques autres également censurés par !e saint-siége. Quand on écrit mx puissances ^ disoit Bossuet , on ne doit rien mettre par apostiUe. Féneloa lui répondoit d'un ton de gaieté : a Voilà une règle de cérémonial
■ pour laquelle vous pouviez vous reposer sur le « Pape même. Tant qu'il ne sera point mécontent « des marques de mon profond respect , ce n'est 1 pas & vous à en être mécontent pour lui (a). »
Fénelon , dans sa Réponse à la Relation sur le quiétisme, s'étoît élevé avec la plus grande force, contre l'abus que Bossuet avoit fait des lettres qu'il lui avoit écrites dans le sein de la confiance et de l'amitié. Bossuet lui reprochoit à son tour d'avoir également fait usage de ses lettres, a Mais pouvez- « vous comparer. Monseigneur, répliquoit Féne-
■ Ion , votre procédé au mien ? Quand vous publiez ' mes lettres, c'est pour me diffamer comme un « Quiétiste, sans aucune nécessité. Quand je publie
(i) Réponse aux Remarques; $2.
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i']6 HISTOIRE DB FLNELON.
a les vôtres, c'est pour montrer que vous avez dé- « siré d'être mon consécrateur , et que vous ne " trouviez plus entre vous et moi gu' un je ne sais « quoi , auquel vous ne pouviez même donner un a nom... Vous violez le secret de mes lettres missives, « et c'est pour me perdre ; je ne me sers des vôtres a qu'après vous, non pour vous accuser, mais pour M sauver mon innocence opprimée. I^es lettres que a vous produisez contre moi , sont ce qu'il doit y a avoir de plus secret en ma vie , après ma confes- « sion , et qui, selon vous, me fait le Montan dune « nou\>eUe Priscille. Au contraire , vos lettres que « je produis, ne sont point contre vous; elles sont « seulement pour moi; . . . elles fout voir que je K n'étois pas un impie et un fanatique. Pourquoi a mettez-vous votre honneur à me diffamer ? Qui H ne sera étonné qu'on abuse de l'esprit et de l'éloa quence , pour comparer une agression poussée fc jusqu'à une révélation si odieuse du secret d'un «ami, avec une défense si légitime, si innocente gg « et si nécessaire (i) ? "
à\n l« reproche On nous reprocheroit peut-être le silence que d'avoir révélÉ "°"^ affecterions de garder sur un fait particulier, la confessian dont il résulta une espèce de scandale du genre le ^geoerae ^j^^ affligeant. On sait que, dans le cours des débats si animés, qui eurent lieu à cette époque entre
(i) Réponse aux Remaryaes; § 6 (p. 4i-)
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