LIVRE TROISIBME
Cqiendant l'évéque deMeaux, parlant de cet écrit, qu'il appelolt lui-même une confession générale, s'exprimoit ainsi, dans la Relation, sur le quiétisme: ■ Tout ce qui pourroit regarder de» secrets K de cette oature , sur ses dispositions intérieures , « est oublié, et il n'en sera jamais question (1). i> Fénelon trouva de la malignité dans cette réflexion, par laquelle Bossuet sembloit « se faire un mérite « de ne pas parler de cette confession par rapport B au quiétisme (a). »*II accusa donc l'évAque de Meaux d'avoir indiscrètement parlé de sa confession générale^ en se foisant gloire d'un silence pire que la révélation même.
1 D'après ce court exposé, il est aisé de voir que le sens du reproche dont il s'agit ne pouvoit être douteux , ni dans l'esprit â» Bossuet , ni aux yeux du public. Il étoit évident que Fénelon , aussi bieo que Bossuet, ne prétendoit parler de confession , que par rapport à la lettre citée dans la Relation, Or cette lettre excluoit manifestement toute idée de confession sacramentelle : elle parloit seulement de dire ou de confier à Bossuet, comme à un confesseur, tout ce qui peut être compris dans ime confession générale. Assurément offrir à qudqu'un de
(i) ReUuhn tnr U quiétisme , secL m, n. i3. (T. XXIX, p.56o.)
(3) Réponte à la Relation, o. 3o. (OEhnw de FVnthn,
un.)
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aSo HISTOIRE DE FRELON.
s'ouvrir h lui comme à un cxmfesseur, n'est pas la même chose que demaader simplement à lui faire une confession. Ces dernières paroles iodiquent uaturellement le sacrement de pénitence ; tandis que les premières expriment uniquement une confidence qui a lieu hors du sacrement , et qui peut même se faire à une personne qui n'a pas les qualités requises pour entendre une confession sacramentelle. Il est vrai que Bossuet se plaignit hautement , comme si on l'eût accusé d'avoir révélé une confession sacramentelle; mus l'archevêque de Cambrai, à son tour, soutint que Bossuet détoumoit les paroles de son adversaire de leur véritable sens ; etque, se voyant pi'essé par le .reproche extrêmement grave d'avoir abusé d'un secret inviolable^ il aimoit mieux nier un &it imaginaire , que de répondre au véritable reproche dont il s'agissoit. v Votre art, Monseigneur, u disoit - il à Bossuet , est de réfuter ce que je n'ai te pas dit , pour pouvoir nier un fait imaginaire , et « détourner ainsi l'attention du lecteur, du fait véri-
« table que je vous reproche Je n'ai jamais
« parlé d'une confession auriculaire et sacramena telle Il est évident que je n'ai entendu parti 1er de confession, que par rapport à ma lettre que «c vous citiez (i). »
(i) Séponses aux «emargues ; a. ■]. {Œuvres de Fémhn, t. TU, p. 43, etc.)
Il résulte clairement de cet exposé, que le duc de Saint»
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