LIVRE TROISIÈMU
« qu'il avoit eue de vouloirbien expliquer de bouche a ses sentiments, d'une manière si précise et si coi^ c diale(i). » Il ajouta à ce Icmoignage raspectuoux pour Fënelon , quelques réflexions critiques sur le procédé de l'ëvêque deSaint-Omer.
Dans la séance du lendemain, l'évêque de Saint- l'iuembiée Omer, peu satisfait du mauvais succès de la scène '"«'"?''•"="'»
' de Cambrai
indécente qu'il avoit donnée ia veille, voulut s'en mppriaieki venger en demandant, à l'exemple de l'assemblée étriu «poiogéti-
" * qnwdGFéneloii.
métropolitaine de Pans, que les écrits publies pour
la défense du livre des Maximes fussent supprimés (a). Fénelon exposa modestement (3) , o qu'il « ne pouvoit être d'avis qu'on demandât la sup- « pression de ses écrits postérieui's à son livre, quoia qu'il eût condamné le livre avec une soumission « sincère, absoUw et sans restriction, et avec une
(i) Procès-verbal de l'assemblée inétrùjtol. de Cambrai. {OEupres, t. IX, p. igS.)
(a) Le cardinal de Bausset, à l'époque où il publia la troU sième édition de cctie ff/.(fm>e fcn i 8i 7), ignoroit encore que révêtjue de Saiot-Ouier avuit été pou:isé parBossuet, à fairecette demande dans rassemblée métropolilaine de Cambrai, Le fait est prouvé par une lettre de fiussuet à l'évêque de Saiot-Omcr, du 16 mai 1699, envoyée au cardiual de Bausset par la famille de l'évêque de Saiut-Omei:, et que le cardinal fit aussitôt imprimer. Elle a été depuis reproduite dans la Cnrresp. de Féneha, l. V, p. 577. (Édit.)
(3) Proeét-verhtd de rassemblée métropot. de Cambrai, (/iAi. p. 199.}
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384 HISTOIBB DE FENELOIT.
(I docilité sans réserve; qu'il n'étoit point naturel a qu'il fût plus loin que le Bref du Pape, qui n*avoit « ni condamné, nî prohibé ces écrits, quoiqu'ils « fussent connus du saint Père et des cardinaux n qui avoient condamné son livre ; ni que la lettre a du Roi, qui lui demandoit seulement défaire avec o ses co/ifrères ce qu'il avait fait en son particu- « Uer^ c'est-à-dire, de i*ecevoir et d'accepter la cona stitulion avec le respect qui lui étoit dû ; que H (Tailleurs ces écrits contenaient beaucoup itaU' o ti-es choses qui ne reganloient nullement le texte « condamné, ni le jugement porté par la consti- « lution ; entre autres, mie discussion défaits per^ « sonnels,dont il ne pourrait demander la suppres- « sion sans s'ôter à soi-même les seules pièces qui « peuvent montrer son innocence, pour l'honneur « de son ministère; qu'au reste, après cette déclan ration de son sentiment particulier, il étoit prêt à «conclure, comme président, à la pluralité des a voix , au nom de l'assemblée , tout ce qu'elle fe- « roit, même contre sou sentiment particulier. » , \x& évéques d'Arras et de Tournai (i), s'étanl réunis à l'avis de l'évêque de Saint-Omer, pmur demander, à l'exemple de l'assemblée métropolitaine de Paris (la seule dont les délibérations fussent
(i) François de Caillebot de Lasalle, nommé i, l'évécbé de Tournai en 1690, se démit en 1 705.
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